Esma Ben Said
28 Février 2018•Mise à jour: 28 Février 2018
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Près de 700 rwandais refugiés dans l’Est de la République démocratique du Congo depuis plusieurs décennies ont été rapatriés depuis début 2018, selon le haut commissariat des refugiés (HCR) qui remet 200 dollars à chaque adulte rapatrié.
Au total, "695 réfugiés rwandais ont été rapatriés depuis le début de cette année", lit-on dans le compte rendu de l’actualité hebdomadaire de l’ONU en RDC.
Ces refugiés rentrent du Nord et du Sud-Kivu, deux provinces meurtries et frontalières avec le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda.
Cinquante-un de ces réfugiés qui vivaient dans la province du Lualaba (Sud-est) - ont été rapatriés passant par la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.
L’an dernier, le HCR a rapatrié quelque 18.000 réfugiés rwandais dans leur pays d’origine qu’ils ont fui depuis le génocide de 1994, ayant fait pas moins de 800 mille morts. La RDC accueille près de 250 000 Rwandais, d’après le HCR.
En retour, le Rwanda accueille sur son sol, plus de 17 mille congolais ayant fui des violences dans l’Est congolais, région riche en minerais mais constellée d’une centaine de groupes armés nationaux et rebellions étrangères.
C'est dans cette même région, que l’ONU a déclaré, mercredi, rechercher un Casque bleu tanzanien disparu depuis début décembre dernier après l'attaque meurtrière contre sa base à Semuliki dans le territoire de Beni frontalière avec l’Ouganda.
La force onusienne déployée en RDC (Monusco) a lancé un appel à témoins pour toute information menant au retour du soldat disparu ou "à une preuve de vie", a déclaré lors d’un point de presse à Kinshasa, le commandant Adil Esserhir, porte-parole militaire de la Monusco.
Menée par les rebelles ougandais des forces démocratiques alliés (ADF) retranchés dans l’Est congolais depuis 1995, l’attaque après laquelle ce casque avait disparu avait fait 15 morts dans le rang des casques bleus. Il s'agit pratiquement de la pire attaque contre des Casques bleus en 24 ans.