Nadia Chahed
01 Décembre 2017•Mise à jour: 02 Décembre 2017
AA/Kinshasa /Pascal Mulegwa
Une personne est morte et 253 autres ont été arrêtées par les forces de sécurité jeudi en République Démocratique du Congo (RDC) en marge de manifestations contre le président Joseph Kabila et le calendrier électoral qui fixe au 23 décembre 2018 l'élection présidentielle et les législatives, selon une ONG congolaise.
L'Association congolaise pour l'accès à la Justice (ACAJ) basée à Kinshasa, fait état "d'un mort par balles dans la ville de Butembo (Nord-Kivu) et plus ou moins 273 manifestants arrêtés à travers le pays", a déclaré vendredi à Anadolu Me Georges Kapiamba, son président.
Il a, en outre, indiqué que "seules 82 personnes ont été libérées alors que 153 restent sous les verrous de façon arbitraire".
Kapiamba appelle l'ONU à se "saisir de cette réalité" pour "chasser" la RDC de son conseil des droits de l'homme et de le "placer sous haute surveillance".
"Je confirme la mort d’un jeune manifestant dans les troubles mais j’ignore comment il a été tué", a déclaré le chef de la police de Butembo, le colonel Richard Mbambi joint par Anadolu. Selon Kapiamba, ce manifestant "pacifique" a été tué par "balle réelle" tirée par la police.
Lors de ces manifestations, le député Martin Fayulu chargé de coordonner les actions du "Rassemblement", la principale coalition de l'Opposition et Jean -Marc Kabund, secrétaire général du plus grand parti d’Opposition, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont été arrêtés dans la capitale Kinshasa avant d'être relâchés, quelques heures plus tard.
Le chef du "Rassemblement", Félix Tshisekedi n'a pas pu sortir de sa résidence pour participer à la manifestation. Sa résidence était encerclée par plusieurs dizaines de policiers.
Plusieurs personnes ont été blessées lors de la dispersion de ces manifestations interdites dans toutes les villes de la RDC par les autorités locales.