Nadia Chahed
31 Janvier 2018•Mise à jour: 01 Février 2018
AA / Goma / Pascal Mulegwa
Une centaine d’ex rebelles sud-soudanais ont manifesté, mercredi, près de la ville de Goma dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), réclamant d'être rapatriés "sans tarder" dans leur pays, a appris Anadolu de sources locales concordantes.
Cantonnés près d’une base de l’ONU à Munigi, dans le Nord de la ville de Goma frontalière avec le Rwanda ils ont entamé leur manifestation à partir de 2H00 ( GMT+2) dans leur camp, avant de barricader, dans la matinée, des routes dans cette localité, ont rapporté des témoins oculaires à Anadolu.
Ils ont, notamment, "empêché le trafic de véhicules sur l’axe Goma-Rutshuru et jeté des pierres sur des voitures de particuliers ainsi que sur des véhicules de l’ONU", a indiqué à Anadolu Faustin Zabayo, un responsable de la société civile locale.
"Le trafic a repris après l’intervention de la police qui a tiré des bombes à gaz lacrymogène pour disperser la manifestation", a déclaré à Anadolu Paul Murairi, le chef de la chefferie de Bukumu dont relève la localité de Munigi.
Dans cette localité de l'Est congolais, plus de 500 rebelles fidèles à l’opposant Sud-soudanais Riek Machar, sont cantonnés depuis septembre dernier par la Mission onusienne en RDC (MONUSCO).
Après des pourparlers entre l’ONU, Kinshasa et Djouba, seulement huit de ces ex-combattants avaient été rapatriés vers le Soudan du Sud en avril dernier.
La présence de ces rebelles sud-soudanais nourrit une vive inquiétude chez la société civile dans la province du Nord-Kivu où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés nationaux et étrangers depuis plus de deux décennies.
La société civile craint, notamment, l"éclatement" d'une nouvelle rébellion étrangère sur le sol congolais, telle celle des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ou celle ougandaise des Forces démocratiques alliées(ADF).