Dilara Afıfı
14 Juillet 2023•Mise à jour: 14 Juillet 2023
AA / Khartoum / Dilara Afıfı
Les États-Unis ont condamné, vendredi, les "atrocités" qui auraient été commises par les paramilitaires soudanais des Forces de soutien rapide (FSR) au Darfour occidental.
"Les rapports sur les fosses communes à Misterei et El Geneina sont autant de preuves des atrocités commises par les FSR et leurs milices alliées au Soudan", a déclaré l'ambassade des Etats-Unis à Khartoum, dans un communiqué.
Le communiqué salue également l'annonce du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), qui a déclaré que "les crimes de guerre et les autres crimes contre l'humanité présumés commis au cours des combats en cours pourraient faire l'objet d'une enquête et de poursuites de la part de la CPI".
"Les combats doivent cesser et les responsables doivent rendre des comptes", a ajouté l'ambassade.
Jeudi, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) a déclaré qu'au moins 87 civils soudanais avaient été enterrés dans une fosse commune dans l'État du Darfour occidental, au Soudan.
"Les corps d'au moins 87 personnes de l'ethnie Masalit et d'autres personnes qui auraient été tuées le mois dernier par les Forces de soutien rapide et leurs milices alliées au Darfour occidental, ont été enterrés dans une fosse commune à l'extérieur du chef-lieu de la région, El-Geneina, sur l'ordre des Forces de soutien rapide", a déclaré le HCDH dans un communiqué.
Le groupe paramilitaire FSR n'a pas encore commenté cette accusation.
Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a également condamné "l'assassinat de civils et d'individus non combattants".
"Je suis en outre consterné par la manière insensible et irrespectueuse dont les morts, ainsi que leurs familles et leurs communautés, ont été traités", a ajouté Türk.
Le Soudan est ravagé, depuis avril, par des affrontements entre l'armée et les FSR, un conflit qui a fait près de 3 000 morts et des milliers de blessés parmi la population civile, selon les autorités sanitaires locales.
Plusieurs accords de cessez-le-feu entre les deux belligérants, négociés par des médiateurs saoudiens et américains, n'ont pas réussi à mettre fin à la violence dans le pays.
L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime que près de 3 millions de personnes ont été déplacées par le conflit qui sévit actuellement au Soudan.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj