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29 Juin 2022•Mise à jour: 29 Juin 2022
AA / Istanbul
Le ministère soudanais des Affaires étrangères a déclaré que “Le devoir du gouvernement est de défendre ses territoires et ses citoyens“, et a souligné que le Soudan faisait preuve de retenue pour empêcher une escalade avec l'Éthiopie.
C’est ce qui ressort des déclarations du sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur Dafa'a Allah el Haj Ali Osman, avec l'envoyé spécial britannique pour le Soudan et le Soudan du Sud, Robert Fairweather, selon ce qui a été rapporté par l'agence de presse officielle soudanaise SUNA, ce mercredi.
Au cours de la réunion qui a eu lieu entre les deux hommes, dans la journée du mardi, l'ambassadeur el Haj Ali Osman a fourni une explication détaillée à l'envoyé britannique sur les événements d'Al-Fashqa, notant que "les forces éthiopiennes ont pénétré en territoire soudanais et ont enlevé sept soldats soudanais et un civil, et les ont exécutés et mutilé leurs corps".
Le sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères soudanais a estimé que "ce que l'Ethiopie a fait n'est pas conforme aux conventions et normes internationales, ni à la nature des relations entre les deux pays".
“Le gouvernement du Soudan a le devoir de défendre ses terres et ses citoyens“, a ajouté el Haj Ali Osman, notant que le Soudan “fait preuve de retenue pour empêcher l'escalade“.
Robert Fairweather a, pour sa part, commenté les incidents d'Al-Fashqa, affirmant, selon l'agence soudanaise, qu'“il n'est pas dans l'intérêt des deux pays d'aggraver la situation“, louant “la position du Soudan et sa retenue empêchant une escalade".
L'armée soudanaise a annoncé, dans la journée du dimanche, que l'Éthiopie avait exécuté 7 soldats et un citoyen soudanais qui avaient été faits prisonniers, considérant l’incident comme "une trahison qui suscitera une riposte".
L'armée éthiopienne a annoncé, mardi, qu'elle était prête à collaborer avec son homologue soudanaise, dans les enquêtes liées à l'incident, exprimant l'espoir que le gouvernement soudanais s’abstiendra de toute escalade.
La frontière entre les deux pays subit des tensions depuis un moment, à un moment où Khartoum avait annoncé le 31 décembre 2020, que l'armée avait pris le contrôle de tout le territoire qui lui revenait dans la zone d'Al-Fashqa, frontalière avec l'Éthiopie.
Addis-Abeba accuse, pour sa part, le Soudan voisin de contrôler les territoires éthiopiens, ce que Khartoum dément.
Al-Fashqa recèle les terres agricoles les plus fertiles du Soudan et se divise en trois régions : la Grande Fashqa, la Petite Fashqa et la région du Sud.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.