Esma Ben Said
26 Avril 2018•Mise à jour: 26 Avril 2018
AA/Niamey/Kané Illa
Le Niger a demandé aux pays donateurs de libérer les fonds promis à la force militaire du G5 Sahel, ont rapporté jeudi plusieurs médias africains.
«Il s’agit maintenant de faire en sorte que les fonds promis soient déboursés car la situation sécuritaire au Sahel ne fait que se dégrader, d’où la nécessité pour la force de commencer ses opérations militaires», a
déclaré l’Ambassadeur du Niger à l’ONU, Abdallah Wafy, cité par VOA Afrique.
Selon la même source, le diplomate nigérien s’est exprimé mercredi soir lors d’un point de presse à l’issue d’une réunion consacrée à la force du G5-Sahel au siège de l’ONU.
«Cet appel a été complété par une intervention du secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Opérations de Paix, Jean-Pierre Lacroix, qui espère lui aussi que les pays donateurs concrétiseront bientôt leurs engagements de financement», a précisé le site d’information www.sahel-intelligence.com.
Lancée le 2 juillet 2017 à Bamako (Mali), la force conjointe du G5 Sahel regroupe les forces armées des cinq pays du Sahel confrontés au terrorisme, notamment le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.
Elle a été endossée par l’Union africaine, actée par le Conseil de sécurité de l’ONU le 21 juin 2017 et portée par la France. Elle a pour mandat de lutter contre le terrorisme, le crime organisé transfrontalier et le trafic d’êtres humains dans le Sahel.
Elle compte un effectif de 5.000 hommes. Le 13 décembre 2017, à l’initiative de la France, une conférence de donateurs s’est tenue à La Saint-Cloud (France), en vue de mobiliser des financements en
faveur de cette force. Le 23 février dernier, une autre conférence s’est tenue à Bruxelles (Belgique) pour la même cause. Des annonces d’un montant de 414 millions d’euros ont été entérinées lors des deux rencontres.