Meher Hajbi
18 Juillet 2020•Mise à jour: 19 Juillet 2020
AA - Tunis
Le ministre de la Défense nationale, Imed Hazgui a fait savoir que “des renforts militaires ont été déployés à la frontière avec la Libye en raison de la situation exceptionnelle et dangereuse”.
C’est ce qui ressort des déclarations de Hazgui, relayées par l’agence de presse locale (TAP- Officiel), lors de la cérémonie de sortie de la promotion à l'Académie militaire de Fondouk Jedid, dans le gouvernorat de Nabeul.
En effet, cette démarche a été opérée suite à la hausse des tentatives d’infiltrer le territoire tunisien, alors que “la situation en Libye est dangereuse avec l'afflux massif d'armes et de mercenaires”.
Dans ce contexte, le ministre tunisien de la Défense nationale a tenu à rappeler que “ la loi autorise l’armée à recourir à tous les moyens pour empêcher les individus de pénétrer les zones frontalières et les zones tampons militaires”.
Quant à la situation à Tataouine, Hazgui a assuré que les unités militaires ont fait preuve d’une extrême retenue face aux protestataires d'El Kamour”, selon la même source.
Pour Hazgui, “l'institution militaire n'affronte pas les mouvements de contestation, elle se contente d’assurer la protection des installations pétrolières et les stations de pompage, conformément à son rôle, contre tout acte de saccage”.
Les protestations d’el-Kamour, dans le sud tunisien, ont relancé le débat sur le dossier des droits des habitants des régions et des provinces qui recèlent des richesses naturelles, qui constituent une des principales sources de revenus du pays.
Tataouine (sud-est) fait partie des principales provinces tunisiennes qui disposent d’une richesse naturelle (pétrole) qui rapportent des recettes financières importantes en allégeant également la facture de l’importation de produits énergétiques.
Depuis près d’un mois, des jeunes de la région ont repris des protestations lancées en 2017, pour revendiquer leurs droits au travail et la garantie de liquidités financières pour développer la région.