Wejden Jlassi
24 Mars 2022•Mise à jour: 24 Mars 2022
AA / Tunis / Wejden Jlassi
Plusieurs villes tunisiennes croulent sous les déchets depuis mercredi. Les agents municipaux sont en grève générale pour la deuxième fois cette année, après l'action protestataire de deux jours en février dernier et ce, en raison de la non satisfaction des demandes soumis au gouvernement.
Des montagnes de détritus à Tunis, ce jeudi, des rues jonchées de poubelles à peine praticables, des trottoirs souillés. Les passants étaient contraints à sauter d’un trottoir à l’autre pour contourner les amas d’ordures, éparpillées partout et dégageant une odeur nauséabonde. La ville étouffe, les syndicats sont montés au créneau et les revendications des agents municipaux n'ont toujours pas été réglées.
Selon Abdeljabar Bettaieb, membre de la fédération générale des municipalités, l’autorité de tutelle et la Présidence du gouvernement n’ont pas répondu aux demandes des agents et ne les ont pas invitées, jusqu’à présent, à la table des négociations.
Les citoyens sont appelés à ne pas sortir les poubelles ménagères durant les trois jours de grève prévue pour les 23, 24 et 25 mars 2022, étant donné que le ramassage des ordures est à l'arrêt total pour la deuxième journée consécutive, non seulement à Tunis mais aussi dans certains autres gouvernorats, tels que Béja et Jendouba.
Les agents municipaux revendiquent, en effet, une prime spécifique de 200 dinars, l’affectation des diplômés dans des postes adaptés à leur niveau d’instruction et la révision de leur statut.
Face à la situation, les cris d'indignation se sont élevés dénonçant l'inaction des autorités quant au caractère nuisible de cette grève sur les plans sanitaire et social.