Hend Abdessamad
21 Novembre 2020•Mise à jour: 21 Novembre 2020
AA/ Tunis
Le chef du gouvernement tunisien Hichem Mechichi a exprimé, vendredi, la solidarité de son gouvernement avec les juges dans leur grève, en signe de protestation contre la détérioration de la situation sanitaire dans les tribunaux.
Le bureau exécutif de l’Association des magistrats tunisiens avait débuté, lundi, une grève générale de 5 jours, qui a été prolongée de 5 jours supplémentaires à la suite du décès de deux juges, Abir Saber et Sonia Aridhi, qui ont succombé au coronavirus.
La grève générale intervient également en protestation contre « la détérioration de la situation sanitaire et les conditions catastrophiques de travail dans les tribunaux, en plus de la situation financière désastreuse des juges ainsi que l’interruption du dossier de réforme judiciaire.
Hichem Mechichi a affirmé que « les relations avec le pouvoir judiciaire sont fondées sur le respect, la coopération et l’interaction », en appelant à « ouvrir la voie à la communication avec les juges ainsi qu’à écouter toutes leurs préoccupations et leurs attentes », selon le communiqué officiel de la présidence du gouvernement tunisien.
Il a également rappelé la nécessité de l’indépendance du pouvoir judiciaire ainsi que la garantie des conditions optimales permettant aux juges de remplir convenablement leurs devoirs.
Le chef du gouvernement tunisien a annoncé plusieurs mesures en faveur des magistrats tunisiens, notamment, la préparation d’une étude pour la construction d’un hôpital dédié aux juges et leurs familles, ainsi que tous les employés du secteur.
La création d’une commission au sein du ministère de la justice pour la révision de la loi fondamentale relative au statut des juges dans un délai de deux mois.
Selon les dernières données officielles le bilan des contaminations en Tunisie fait état de 86 265 cas dont 2 684 décès et 60 486 guérisons.
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad