Mohammed Maher Ben Romdhane
19 Septembre 2019•Mise à jour: 22 Septembre 2019
AA - Tunis - Hichem Ben Ahmed
Le parti politique tunisien Tahrir a réitéré son rejet des élections, les qualifiant de "diversion" visant à renforcer l’emprise occidentale et capitaliste sur le processus décisionnel en Tunisie.
Le président du bureau politique du parti, Abdelraouf Amri, a déclaré à l’Agence Anadolu, jeudi, que "les élections étaient un mécanisme d’alternance sur le pouvoir en fonction d’une constitution élaborée sous pressions et directives étrangères et contraire aux convictions islamistes".
"Les deux candidats au deuxième tour de la Présidentielle ne sont pas issus hors du système politique tunisien, ils proviennent, au contraire, du cœur de ce système", a-t-il ajouté.
Le chef de la cellule d’information du parti, Lassad Ajili, a, pour sa part, déclaré : "le taux d’abstention au premier tour de la Présidentielle a dépassé les 50%, il s’agit d’un indicateur d’une volonté de changement émanant des Tunisiens et de leur rejet de l’actuel système."
Le parti Tahrir en Tunisie est une branche du parti politique "Hizb ut-Tahrir" fondé à Jérusalem en 1953 par Taqiuddin al-Nabhani. L’action de ce parti et de toutes ses ramifications à l’échelle internationale s’articule autour de la mise en place du Califat et de la reprise du mode de vie islamiste.