Malek Jomni
19 Avril 2022•Mise à jour: 19 Avril 2022
AA/ Tunis/ Malèk Jomni
Les radios privées font face à une crise inédite, en raison des pressions exercées par l'Office national de la télédiffusion et par le ministère des Finances qui réclament un règlement rapide des dettes.
C'est ce qui ressort d'une déclaration accordée mardi, par le président du Syndicat des radios privées, Kamel Robbana, à l'Agence Tunis Afrique Presse (TAP/officiel).
"Le gouvernement doit agir rapidement pour trouver une solution", a-t-il indiqué, proposant une amnistie fiscale d'une durée de cinq ans et un redressement des dettes de ces radios.
Il a ajouté que la réunion qui s'était récemment tenue entre les représentants des radios et des télévisions privées, à l'appel du Syndicat des chaînes de télévision privées, avait appelé à la nécessité de convoquer un Conseil ministériel consacré au secteur des médias.
"Le directeur général de l'Office national de la télédiffusion doit cesser d'exercer des pressions sur les radios ", a-t-il lancé, faisant état de sérieuses menaces liées à la fermeture de radios privées face à l'incapacité de trouver une solution pour sauver le secteur et ses employés.
Il a toutefois noté que le Syndicat était prêt à mener des mouvements de protestation au cas où les revendications des radios privées ne sont pas satisfaites.
Les représentants des radios et télévisions privées, récemment réunis, avaient dénoncé la situation critique que traversent ces médias sur le plan professionnel et financier, proposant des solutions pour sortir de la crise, lit-on de même source.