Nadia Chahed
12 Octobre 2017•Mise à jour: 12 Octobre 2017
AA/Tunis/Bouazza Ben Bouazza
Le jeune Tamim.J, un garçon de trois ans, dont les parents, des Tunisiens enrôlés par une organisation terroriste, ont été tués en Libye, a été rapatrié mercredi soir en Tunisie.
Le cas de ce jeune garçon défraie la chronique depuis près d’un an. L’Association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger (ASTBE) avait appelé les autorités tunisiennes à intervenir pour sauver Tamim qui était retenu par les forces spéciales du ministère de l’Intérieur du gouvernement de Tripoli, relevant à l’époque de la milice de "Fajr Libya".
Il est arrivé accompagné de son grand-père maternel F.Trabelsi, à l’aéroport de Tunis-Carthage où ils ont été accueillis par des membres de la famille qui poussaient des cris de joie au milieu des you-you des femmes, lesquelles souhaitaient « bon anniversaire à Tamim », a constaté le correspondant d'Anadolu.
"Je remercie les gouvernements tunisien et libyen pour les efforts déployés. Nous avons couru d’un endroit à un autre pendant 11 jours pour que Tamim nous soit remis", a déclaré le grand-père à la presse.
Tamim.J a perdu ses parents, en février 2016, lors du raid américain contre un camp de l’organisation terroriste de Daech à Sabratha, dans l’ouest de Tripoli.
Le consul général de Tunisie à Tripoli Tawfik Guesmi qui était aussi du voyage, a précisé que l’enfant Tamim était dans un centre d’accueil à Mitiga, situé près de l’aéroport civil et militaire, proche de la capitale Tripoli.
« Nous (une mission du ministère tunisien des Affaires étrangères) sommes partis mardi dernier à Tripoli pour effectuer les procédures juridiques nécessaires pour la remise de l’enfant et nous avons trouvé une bonne coopération auprès du procureur général et du ministère des affaires étrangères libyens, ce qui a permis à l’opération, humanitaire plus que diplomatique, d’être couronnée de succès », a ajouté le diplomate notant que « Tamim est en bonne santé ».
Selon le consul, une autre mission se rendra à Tripoli le 15 octobre courant pour accomplir les formalités requises pour le rapatriement des autres enfants encore retenus en Libye « même sans l’accord de leurs mères afin de leur permettre de vivre dans un environnement sain ». Il n’en a pas précisé le nombre.
Dans un communiqué, le ministère tunisien des Affaires étrangères indique que cette « mission d’experts aura à s’assurer de l’identité de ces enfants avant de parachever les procédures de rapatriement ».