AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La priorité de l'opération sur le site de l'avion de la compagnie de Germanwings, filiale de Lufthansa, qui s'est écrasé mardi près de la ville de Barcelonnette (Sud de la France), sera de retrouver la seconde boîte noire, a annoncé Xavier Roy, pilote de la sécurité civile française et un des coordinateurs des équipes de secours sur place.
S'exprimant mercredi à la presse, Roy a souligné qu'aucun corps des 150 victimes ne sera rapatrié dans la journée. Les médecins légistes seront tout de même sur place pour aider à repérer l'emplacement des victimes, a-t-il ajouté.
Les familles des victimes du crash, arrivées dans la nuit du mardi à mercredi à Digne-les-Bains, sont acheminées mercredi par des bus mis à disposition par la préfecture de la ville jusqu'à Seyne-les-Alpes où sont stationnés les équipes de secours et les enquêteurs.
Brice Robin, procureur de Marseille, a fait savoir de son côté que, deux demandes de la part des instances judiciaires espagnole et allemande ont été déposées auprès d'Eurojust, unité de coopération judiciaire européenne, pour avoir des renseignements sur les conditions du vol. Les résultats de l'enquête, ouverte mardi par le procureur de Marseille, ne seront rendus public que ''dans plusieurs semaines'', a-t-il précisé.
D'autre part, Ségolène Royal, ministre française de l'Ecologie, a apporté des précisions mercredi matin sur la chute de l'avion, s'exprimant à la presse française. ''A 10h31, l'avion commence à descendre sans autorisation, le contrôleur aérien appelle mais pas de réponse. A 10h35, les contrôleurs aériens donnent l'alerte, à 10h40 l'avion est à 2.000 m et disparaît des radars'', a-t-elle informé, pour confirmer que ce n'était pas le pilote mais les contrôleurs aériens de Marseille qui ont donné l'alerte.
La compagnie Germanwings a fait savoir de son côté qu'elle n'a annulé qu'un seul vol mercredi et que la liaison entre Barcelone et Düsseldorf, le même itinéraire que celui emprunté par l'avion qui s'est écrasé, a été assurée avec un Airbus A319. L'avion qui s'est écrasé mardi était un A320, soit le même type d'aéronef d'AirAsia écrasé le 29 décembre 2014 alors qu'il assurait la liaison entre Belitung et Bornéo.
La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy se rendront mercredi en France pour visiter, avec le président français François Hollande vers 14h00, le site du crash du vol qui transportait, selon Germanwings et le gouvernement espagnol, 67 passagers allemands et 45 espagnols.
Outre les passagers allemands et espagnols, le ministère kazakh des Affaires étrangères a confirmé mercredi matin sur Twitter que trois de ses concitoyens, Erbol et Adil Imankoulov, et Aïjan Isengalieva étaient parmi les victimes du crash. Il y a aussi au moins une victime belge, a informé le ministre des Affaires étrangères belge Didier Reynders.
Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu avait indiqué mardi soir qu’une femme du nom de Muradiye Lochman, âgée de 50 ans, d'origine turque, était parmi les victimes du crash. Lochman ne détenait plus la nationalité turque au moment de l'accident, a précisé le ministre.