AA/Djouba (Soudan du Sud)/ Okech Francis
La Secrétaire général adjointe des Nations Unies chargée des affaires humanitaires, Kang Kyung-wha, est arrivé, mercredi, au Soudan du Sud, pour une visite de trois jours destinée à évaluer la situation humanitaire dans le pays.
« Kang Kyung-wha rencontrera les communautés affectées par la crise [politique], de hauts responsables gouvernementaux et des partenaires humanitaires » a déclaré, mercredi, à l’Agence Anadolu (AA), la responsable d’information du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, Jennifer Parton.
« Elle est également ici pour trouver des manières d’améliorer l’accès humanitaire des communautés affectées et la sécurité des civils et des travailleurs humanitaires » a ajouté Parton.
D’après la responsable de l’information, Kang visitera, jeudi, les communautés de la ville de Lankien, contrôlée par les rebelles, dans l’Etat du Nil Supérieur, la ville de Mingkaman dans l’Etat des Lacs et Bor dans l’Etat de Jonglei.
Dans un communiqué, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU à Djouba, capitale du Soudan du Sud, a indiqué que la visite de Kang visait à « attirer l’attention sur les conséquences humanitaires de la crise actuelle et de mobiliser un soutien pour étendre les opérations humanitaires cruciales ».
D’après le communiqué, 1,9 million de personnes ont été déplacées par le conflit au Soudan du Sud, dont quelques 473 000 se sont enfuis vers les pays voisins.
Le Soudan du Sud a sombré dans le chaos, en décembre, lorsque le président sud-soudanais, Salva Kiir, a accusé le vice-président limogé, Riek Machar, d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat. Des accusations que Machar réfute catégoriquement, les qualifiant de «complot de Salva pour se débarrasser de ses opposants politiques tout en instillant la peur chez la population».
Les deux camps rivaux au Soudan du Sud avaient signé le 9 mai un accord de paix. Aucun arrangement n’avait cependant réussi à mettre fin aux hostilités, les deux leaders continuant à s’accuser mutuellement de violer les clauses du pacte de paix tout en menant des pourparlers par intermittence à Addis-Abeba sous l’égide de l’IGAD.