AA/Bamako/ Fabien Offner
Les résultats des 10 prélèvements effectués sur des cas suspects porteurs du virus Ebola et envoyés dans des laboratoires au CDC/Atlanta aux Etats-Unis et à l’Institut Pasteur de Dakar se sont avérés "tous négatifs", a déclaré mardi le ministre de la Santé malien Ousmane Koné. lors d’une conférence de presse tenue à Bamako.
Lors d’une conférence de presse tenue à Bamako, en présence du représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé au Mali, Dr Ibrahima-Socé Fall, le ministre a ajouté qu’il « n’y a à ce jour ni cas suspect, ni cas confirmé au Mali ».
Trois patients présentant des symptômes ressemblant à ceux du virus Ebola avaient été décelés il y a deux semaines, et placés à l’isolement. Pour deux patients, les résultats des tests ont été négatifs. Pour le troisième patient, il a fallu du temps pour connaître le résultat négatif, lui aussi.
Les pays les plus touchés par l’épidémie d’Ebola demeurent selon l’OMS, la Guinée (101 décès) et le Libéria (10 morts).
L’OMS vient de mobiliser 70 stagiaires en Guinée afin de limiter la propagation de cette maladie.
Ayant un taux de létalité estimé à environ 70%, Ebola a des symptômes spécifiques dont des contractions culaires, des maux de tête, des nausées et des maux de gorge. Ceux-ci peuvent- être suivi par des vomissements, de la diarrhée, une altération de la fonction rénale et hépatique, et dans certains cas, de saignements, à la fois interne et externe, conformément à la définition de l’Organisation mondiale de la Santé.
Ce virus est apparu pour la première fois en 1976 après la survenue de deux épidémies simultanées à Nzara, dans le sud du Soudan et à Yambuku, dans le nord de la République démocratique du Congo, rappelle l’OMS. Il se transmet, selon la même source, par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés. Il se transmet aussi lors de la manipulation d’animaux sauvages (chimpanzés, gorilles, autres singes, antilope des forêts, chauves-souris frugivores) malades ou morts.