AA/ Bouaké/ Issaka Nguessan
Des centaines de soldats de l'armée ivoirienne ont investi, mardi matin, les rues de Bouaké (Centre-Nord) qui fait face à une mutinerie, sur fond de revendications pécunières.
Quatre personnalités, au nombre desquelles le ministre délégue à la défense, Paul Koffi Koffi, sont en route pour Bouaké, dont la région militaire (3e bataillon) est bloquée, de même que celles de Korhogo (Nord-4e bataillon) et Daloa (Centre-Ouest-2e bataillon).
Les mutins, pour la plupart issus de l’ex-rébellion du Nord des ex-Forces armées des Forces Nouvelles (lors de la guerre civile du 19 septembre 2002- Mars 2011) revendiquent entre autres, "le paiement de deux ans de rappel (2009-2011), une manne financière promise avant l’assaut sur Abidjan contre les forces pro-Gbagbo en avril 2011 et le reclassement au grade de caporal/chef " a confié à Anadolu un soldat sous couvert de l’anonymat.
"Tout est fermé, personne ne sort'' [du camp militaire situé au quartier Sokoura, au Nord-Est de la ville, ndlr] a confié, mardi, à Anadolu une source interne au 3e bataillon de Bouaké.
Une réunion de la hiérarchie militaire qui devrait avoir lieu, lundi, à la 3e région militaire de Bouake ‘’a été annulée’’ selon une source militaire à Bouaké qui s’est confiée à Anadolu.