AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Uber, service américain de voiture de tourisme avec chauffeur (VTC), a annoncé qu'il suspend dès vendredi soir son application UberPop en France, suite à la colère des taxis.
Dans une déclaration diffusée vendredi sur son site, Uber a indiqué qu'il "ne souhaite pas faire courir le moindre risque aux conducteurs et aux passagers d’UberPop". En effet, les chauffeurs de taxis s'étaient mobilisés la semaine dernière dans plusieurs grandes villes en France contre ce service jugé "illégal", pourtant leur manifestation s'était vite transformée en actes violents, à l'encontre des voitures d'Uber.
La suspension d'UberPop s'inscrit "dans un souci d'apaisement", a souligné Uber, déplorant "les intimidations, les agressions pour la plupart très violentes, voire les guet-apens organisés" contre des conducteurs et des utilisateurs de ce service.
La mobilisation des chauffeurs de taxi, qui avait en première partie visé l'autoroute périphérique de Paris ainsi que l'accès à l'aéroport Charles de Gaulle, s'était étendue au courant de la matinée vers d'autres villes où Uber Pop propose ses services, à l'instar de Bordeaux, Toulouse, Lille et Marseille.
Le gouvernement français avait alors demandé l'interdiction d'Uber Pop, dès lors que la compagnie américaine ne paie pas d'impôt ou de cotisation sociale pour ce service, contrairement aux taxis.
Le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve avait demandé au préfet de police de Paris de prendre un arrêté interdisant les activités d'UberPop.
Près de 500 000 Français ont utilisé le service UberPop depuis son lancement en 2011. Le service a été interdit en Allemagne, en Belgique et en Italie.