AA/ Beyrouth/ Hamza Tekin
La Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale (CESAO) a estimé, mercredi dans un rapport, que les pertes de l’économie syrienne en 2015 s’élèveront à 237 milliards de dollars, en cas de poursuite de la guerre.
Ce qui a été réalisé au cours des décennies de développement a été gaspillé durant trois années, à cause de la guerre en Syrie, a constaté le rapport intitulé «Le coût du conflit syrien : l’impact macroéconomique et sur les OMD», qui a été présenté au siège de la CESAO à Beyrouth. « Le PIB de la Syrie a fléchi à 33.4 milliards de dollars en 2013, contre 60.1 milliards de dollars en 2010, soit une baisse de 44.4%», a précisé le rapport.
Au cours de la même année 2013, le taux d’inflation s’est envolé de 90% alors que les exportations et les importations ont chuté respectivement de 95% et 93% par rapport à leurs niveaux en 2010, a ajouté dans ce rapport, l’économiste en chef de la CESAO, Abdallah al-Dardri.
Les Syriens souffrent désormais de maladies «qu’ils avaient oubliées», notamment la tuberculose, la brucellose, la méningite, la rougeole, la poliomyélite, ainsi que «l’exacerbation d’autres maladies», à l’instar de l’Hépatite virale, a souligné le présentateur du rapport, Khaled Abou Ismaïl, directeur du Département des politiques économiques de la CESAO.
Depuis l’avènement de la guerre en Syrie, la production pétrolière n’a cessé de régresser pour atteindre 28 mille barils par jour en 2013, contre 377 mille barils en 2008. En revanche, la production de gaz a maintenu un niveau moyen de 5.9 millions de mètres cubes par an entre 2008 et 2013, bien qu’elle ait enregistré un pic en 2010 de 8.49 millions de mètres cubes.
Le taux de chômage a été de 82% pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans, à la fin de 2013, contre 35% en 2011.
Sur un autre plan, le rapport a mentionné que plus de 678 mille logements ont été détruits au cours des trois années de guerre.