AA/Hussein Abbas
Un rapport international a appelé les gouvernements des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à redoubler d’efforts pour faire face au chômage dans les rangs de la jeunesse.
Selon le document de l’OCDE dont l’Agence Anadolu (AA) a obtenu copie mercredi, les pays membres de cette organisation comptent plus de 35 millions de chômeurs âgés de 16 à 29 ans qui ne suivent ni études ni formation. L’OCDE presse les gouvernements de ses pays membres de faire davantage pour aider ces jeunes à débuter une vie active dans de bonnes conditions et à trouver un emploi.
Créée en 1961, l’OCDE qui est basée à Paris, compte 34 pays membres, parmi les pays les plus avancés et engagés dans la démocratie et l’économie de marché.
En lançant le rapport à Berlin, le Secrétaire général de l’organisation Angel Gurria, a considéré que c’est «non seulement un impératif moral, mais aussi une nécessité économique que de traiter ce problème». Il a expliqué: «Beaucoup de jeunes quittent le système éducatif sans avoir acquis les compétences appropriées ou, quand bien même ils les ont acquises, ne sont pas en mesure de les mettre à profit dans le circuit productif. Ils sont souvent en butte à des difficultés pour bâtir leur avenir et ont, de ce fait, besoin de notre soutien».
Le document déplore l’inadéquation entre l’enseignement et le marché de l’emploi, relevant que moins de 50% de ceux qui ont suivi des programmes d’enseignement et de formation professionnelle et moins de 40% des étudiants ayant suivi des programmes académiques dans 22 Etats membres, sont affectés à des emplois basés sur l’enseignement qu’ils ont reçu, tandis que les jeunes dotés de fortes capacités ont du mal à trouver un emploi.
Il note également que de nombreuses entreprises trouvent coûteux de recruter des jeunes qui n’ont pas d’expérience sur le marché de l’emploi.
Le rapport formule plusieurs recommandations pour pallier ces insuffisances. Il préconise notamment une école préparatoire de qualité pour atténuer les différences et donner des chances égales à tous les élèves. Il suggère aux institutions concernées notamment la société civile de concevoir des formules qui donnent de nouvelles chances dans l’enseignement et la formation. Il invite, en outre, les responsables du secteur de l’éducation et les hommes d’affaires à mettre en place des cadres qui reflètent avec précision les compétences des promus.