Serap Dogansoy
12 Août 2026•Mise à jour: 12 Août 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Une importante brume de sable saharienne a dégradé la qualité de l’air dans plusieurs territoires des Antilles, entraînant le déclenchement de procédures d’alerte en Guadeloupe et en Martinique ainsi qu’un avis sanitaire à la Barbade.
En Martinique, la procédure d’alerte a été activée le 11 août face à des concentrations de particules PM10 pouvant atteindre 80 microgrammes par mètre cube sur 24 heures. Elle devait être maintenue les 12 et 13 août en raison d’un risque persistant de dépassement du seuil sanitaire de 50 µg/m³, selon Madininair.
Les pluies annoncées mercredi pourraient temporairement améliorer la qualité de l’air, mais les prévisions pour le 13 août restent plus incertaines, précise l’organisme régional de surveillance.
La Guadeloupe a également été placée en alerte le 11 août. Les concentrations en PM10 devaient y dépasser le seuil de 80 µg/m³. Une moyenne de 84 µg/m³ avait notamment été mesurée entre minuit et 9 heures à la station de l’Artchipel, à Basse-Terre. L’alerte n’était toutefois plus active mercredi, d’après Gwad’Air.
À la Barbade, le service météorologique national avait également émis un avis pour une forte concentration de poussières, avant d’annoncer leur diminution progressive.
Les particules transportées par les brumes de sable peuvent aggraver les troubles respiratoires et cardiovasculaires. Les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes âgées, asthmatiques ou souffrant de maladies cardiaques et respiratoires sont particulièrement vulnérables.
Les autorités recommandent de limiter les activités physiques intenses et les déplacements près des grands axes routiers aux heures de pointe. En cas d’essoufflement, de sifflements ou de palpitations, les personnes concernées sont invitées à consulter un professionnel de santé ou à contacter les secours.
Ces poussières, transportées sur plusieurs milliers de kilomètres depuis le Sahara à travers l’Atlantique, touchent régulièrement la Caraïbe. Les niveaux de vigilance peuvent toutefois varier d’un territoire à l’autre, chacun disposant de son propre système de surveillance de la qualité de l’air.