Ayvaz Çolakoğlu
14 Août 2026•Mise à jour: 14 Août 2026
La France a appelé vendredi Israël à arrêter et juger les colons israéliens qui assiègent depuis plusieurs jours des maisons palestiniennes dans le village de Qusra, en Cisjordanie occupée, et à protéger la population civile, conformément au droit international.
Dans un communiqué, le ministère français des Affaires étrangères a déclaré condamner « avec la plus grande fermeté l’occupation par des colons israéliens de plusieurs habitations palestiniennes situées dans le village d’Al Qusra en Cisjordanie, ainsi que les violences perpétrées à l’encontre des civils palestiniens ».
Paris a demandé aux autorités israéliennes de « traduire en justice les auteurs » de ces actes.
Depuis dimanche, un groupe de colons assiège trois maisons isolées dans le secteur de Ras al-Ain, à l’ouest de Qusra (sud de Naplouse). Les familles concernées, principalement les Abu Ridi et Hassan, regroupent une quinzaine de personnes, dont deux enfants.
Les colons ont installé une tente devant les habitations, bloqué les voies d’accès, coupé l’eau et l’électricité, et empêché l’acheminement de nourriture et de soins médicaux.
Les habitants et plusieurs organisations de défense des droits de l’homme estiment que l’objectif est de forcer les familles à quitter les lieux pour s’emparer des terres.
Les premiers soldats israéliens arrivés sur place ont été filmés en train de prier avec les colons, un comportement pour lequel l’armée a annoncé des sanctions disciplinaires.
Plusieurs tentatives de délogement ont donné lieu à des affrontements.
Jeudi, l’armée israélienne a déployé des renforts, déclaré une zone militaire fermée, occupé temporairement plusieurs maisons palestiniennes et demandé à certaines familles d’évacuer.
Vendredi, des colons ont de nouveau tenté d’installer une tente, rapidement démantelée par les forces israéliennes.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a qualifié ces actions de « criminelles » et « inhumaines », visant clairement un déplacement forcé.
L’Autorité palestinienne a dénoncé des « agressions systématiques » assimilables à du terrorisme.
Les États-Unis ont également critiqué la situation et pressé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de la condamner.