Serap Doğansoy
17 Avril 2026•Mise à jour: 17 Avril 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Des enquêteurs ont perquisitionné jeudi 16 avril les locaux du groupe énergétique Engie dans le cadre d’une information judiciaire visant Rachida Dati, a confirmé vendredi le Parquet national financier (PNF), corroborant des informations de France Télévisions et du Nouvel Obs.
Cette perquisition s’inscrit dans une enquête portant sur des soupçons de rémunération de la responsable politique par le groupe, alors qu’elle exerçait un mandat de députée au Parlement européen.
Le PNF, juridiction spécialisée dans la lutte contre la délinquance économique et financière complexe, a ouvert en octobre 2025 une information judiciaire, procédure confiée à des juges d’instruction pour approfondir des investigations, pour des faits présumés de corruption, trafic d’influence, détournement de fonds publics, recel et blanchiment. Ces infractions renvoient respectivement à des avantages indus en échange d’une décision, à l’utilisation de son influence réelle ou supposée, à l’usage irrégulier de fonds publics, ainsi qu’à la dissimulation de l’origine illicite de ces fonds.
Selon les éléments communiqués, les investigations portent sur des faits en lien avec l’exercice du mandat européen de Dati.
Sollicité par l'AFP, Engie n'a pas souhaité commenter et l'avocat de l'ancienne ministre de la Culture n'a pas donné suite dans l'immédiat.
Cette procédure s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités judiciaires françaises sur les relations entre responsables publics et grands groupes, notamment lorsqu’elles concernent des activités de conseil ou de représentation susceptibles de soulever des conflits d’intérêts.