Serap Doğansoy
14 Octobre 2026•Mise à jour: 14 Octobre 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a déclaré mercredi au Sénat que 937 policiers et gendarmes, 248 élèves et 149 personnels de l’Éducation nationale avaient été blessés dans le cadre du mouvement lycéen.
Parmi les policiers et gendarmes blessés, 40 l’ont été lors de la seule journée de mardi, a-t-il précisé, au lendemain d’une nouvelle mobilisation nationale.
Concernant les personnels de l’Éducation nationale, le Premier ministre a évoqué « le bilan le plus lourd que ce ministère n’a jamais connu ». Les élèves ont été blessés « bien souvent dans le cadre de violences urbaines », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement tente de répondre à une contestation portant notamment sur le manque d’enseignants, les classes surchargées, l’état des bâtiments scolaires et la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur Parcoursup.
À l’issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a annoncé que 2 000 enseignants avaient déjà été affectés sur les 3 000 promis pour pourvoir des postes vacants.
Elle a également rapporté qu’Emmanuel Macron avait reconnu les « angoisses légitimes » de la jeunesse, tout en estimant qu’elles étaient « exploitées politiquement et transformées en violences urbaines ».
Le président a demandé au gouvernement de présenter des « réponses claires et concrètes » dans les prochaines semaines, notamment sur la protection des enseignants et l’état des bâtiments scolaires, pour lequel il a réclamé un rapport.
Plus tôt mercredi, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait annoncé sur BFMTV-RMC des propositions d’amélioration de Parcoursup avant la fin octobre, sans envisager sa suppression. Il avait indiqué que 96 % des lycées restaient ouverts malgré les mobilisations.
Le mouvement a débuté le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, avec une grève d’enseignants soutenue par les élèves, avant de s’étendre à d’autres établissements puis au niveau national. La journée de mardi constituait le cinquième rendez-vous de mobilisation.