Serap Dogansoy
22 Juillet 2026•Mise à jour: 22 Juillet 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
ArcelorMittal France et plusieurs de ses filiales ont fait l’objet de redressements fiscaux portant notamment sur des transactions avec des sociétés luxembourgeoises du groupe, selon des documents officiels consultés par la presse française.
ArcelorMittal France et ArcelorMittal Méditerranée, qui regroupent les sites de Fos-sur-Mer et de Saint-Chély-d’Apcher, ont été contrôlées sur les exercices 2012 à 2022.
Les rectifications, dont le montant n’est pas précisé, concernent principalement des commissions versées à ArcelorMittal Sourcing, établie au Luxembourg, un accord de franchise lié au modèle de fabrication et de distribution de l’acier, ainsi que le taux d’intérêt d’un prêt souscrit par la filiale méditerranéenne auprès d’AM Investment.
Des rectifications contestées
Les deux sociétés ont contesté en février 2024 les rectifications relatives aux exercices 2012 à 2020, maintenues par l’administration, puis celles portant sur 2021 et 2022 en février 2025.
ArcelorMittal a confirmé les contrôles et les propositions de rectification, tout en affirmant qu’il n’existait « pas de contentieux à ce jour ». Le groupe présente ces procédures comme « usuelles ». La Direction générale des finances publiques n’a pas commenté.
D’autres filiales françaises ont également été contrôlées : AM Wire France, AM Centre de services, AM Distribution services France et AM Construction France. Certaines procédures étaient toujours en cours fin 2025.
La CGT réclame des documents
AM Centres de services a par ailleurs été condamnée vendredi par le conseil de prud’hommes de Valenciennes à communiquer à la CGT Métallurgie des documents portant sur des contrôles fiscaux menés entre 2021 et 2025.
Le syndicat cherche à déterminer si d’éventuelles irrégularités ont réduit les bénéfices servant au calcul de la participation des salariés. ArcelorMittal assure que ses filiales corrigent systématiquement ce calcul en cas de redressement fiscal.