Mona Saanounı
03 Janvier 2020•Mise à jour: 03 Janvier 2020
AA/Beyrouth
Le ministre libanais de la Justice Albert Sarhan a annoncé jeudi que le pouvoir judiciaire avait reçu une demande de la police criminelle internationale "Interpol" pour arrêter l'homme d'affaires Carlos Ghosn après avoir fui le Japon.
Sarhan a indiqué, dans un communiqué publié par l'agence de presse libanaise, que "le ministère public a reçu une notice rouge de la part d’INTERPOL pour le dossier Carlos Ghosn" l’ex-patron de Renault-Nissan.
Cependant, l'agence de presse libanaise a indiqué que les avocats Hassan Bazzi et Ali Abbas ont dénoncé Ghosn à la justice parce qu'il a commis le crime d'entrer dans le pays ennemi israélien et violé la loi boycottant Israël.
La même source a ajouté que le procès intenté par les avocats était le résultat d'informations disponibles sur la signature d'un certain nombre de contrats, en plus d'assister aux activités de plusieurs conférences économiques au sein de "l'entité usurpatrice".
A rappeler que l’ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a confirmé sa fuite au Liban mercredi matin dans un communiqué, alors qu’il est assigné à résidence au Japon.
Carlos Ghosn fait l’objet de quatre chefs d’inculpation au Japon. Il est poursuivi par les autorités notamment pour abus de confiance et minoration de revenus auprès des autorités boursières. Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison.
De son côté, l’avocat japonais de l’ancien patron de Renault-Nissan, a jugé son évasion « inexcusable ».
Arrêté en novembre 2018, il avait été libéré sous caution en avril 2019, mais restait assigné à résidence avec interdiction d’entrer en contact avec son épouse Carole