AA / Istanbul / Aise Humeyra Akgun
Partenaire mondial de communication d'Anadolu, les « 11e Rencontres professionnelles internationales de l’édition d’Istanbul » (Istanbul Publishing Fellowship) ont réuni des éditeurs nationaux et internationaux.
Organisé par la Türkiye Basım Yayın Meslek Birliği, TBYM, (Union professionnelle turque de l’édition) avec le soutien du Ministère turc de la Culture et du Tourisme, le programme s’est achevé.
Le président de la TBYM, Mehmet Burhan Genc, a indiqué que lors de la première édition en 2016, 17 participants venus de 14 pays avaient été accueillis, ajoutant : « Ce nombre a augmenté chaque année et l’événement est devenu cette année une rencontre suscitant un grand intérêt, avec près de 1 000 candidatures provenant de 104 pays. »
Rappelant que 174 ventes de droits avaient été réalisées la première année, Genc a déclaré : « Au cours des 11 dernières années, plus de 40 000 accords ont été conclus pour la traduction d’ouvrages dans d’autres langues dans le cadre de cet événement. Bien sûr, cela représente l’aspect quantitatif du travail. Mais ce qui rend cette initiative précieuse et significative, ce ne sont pas seulement ces chiffres, c’est aussi le vide qu’elle a comblé et l’espace qu’elle a ouvert. »
- « Le programme permet des coopérations durables »
Soulignant qu’il s’agit du plus grand et du plus complet salon des droits d’édition organisé en Türkiye, avec la participation la plus large d’éditeurs, Genc a affirmé que le programme parvient à réunir sous un même toit de petits éditeurs locaux, qui n’ont pas les moyens de participer aux salons à l’étranger, ainsi que de grandes maisons d’édition turques reconnues à l’international.
Il a ajouté que des entreprises mondiales de premier plan peuvent également y rencontrer des maisons d’édition plus modestes. Grâce à des réunions croisées et des entretiens bilatéraux, des éditeurs, rédacteurs et agences littéraires de différents pays peuvent ainsi établir des coopérations durables et pérennes. Aujourd’hui, l’Istanbul Publishing Fellowship est devenu un rendez-vous incontournable, attirant près de 1 000 éditeurs de plus de 100 pays, dont certains y participent plusieurs années consécutives.
- « Près de 50 000 rencontres bilatérales en 11 ans »
Genc a rappelé que l’événement, lancé avec 17 éditeurs il y a 11 ans, accueille désormais près de 350 maisons d’édition. « Il y a quelques années encore, le nombre d’auteurs turcs traduits à l’étranger se comptait sur les doigts d’une main. Aujourd’hui, nous avons permis à plus d’un millier d’auteurs d’avoir des lecteurs à l’étranger. En 11 ans, nous avons facilité près de 50 000 rencontres bilatérales et assisté à la vente de plus de 40 000 ouvrages. Ces chiffres sont très importants pour la promotion de la littérature turque et du secteur éditorial turc », a-t-il évalué.
Il a également souligné que des auteurs turcs bien connus et largement lus à l’étranger, tels que Orhan Pamuk, Elif Safak et Sabahattin Ali, rencontrent un grand succès dans de nombreux pays. Selon lui, certains auteurs traduits bénéficient à l’étranger d’une notoriété dépassant celle qu’ils ont en Türkiye, notamment dans les républiques turciques et les pays arabophones. Beaucoup d’entre eux ont été présentés dans ces pays grâce à l’Istanbul Publishing Fellowship.
Depuis 2021, des événements « Pays invité d’honneur » sont également organisés afin de renforcer les relations éditoriales entre la Türkiye et certains pays. Cette année, l’Indonésie était le pays à l’honneur : 20 maisons d’édition indonésiennes ont été mises en relation avec des éditeurs turcs et étrangers, réalisant près de 1 000 rencontres bilatérales et contribuant à la promotion de la littérature indonésienne. Deux séminaires, dont un fermé et un ouvert à tous les participants, ont également été consacrés au secteur éditorial indonésien.
*Traduit du turc par Ayse Bashoruz