Nadia Akari
19 Avril 2017•Mise à jour: 19 Avril 2017
AA/Kaboul / Shadi Khan Saif
Le président afghan Ashraf Ghani a limogé son plus haut conseiller, qui a, pour sa part, averti que cette mesure risquait de provoquer une nouvelle guerre civile dans le pays.
Ghani a limogé, lundi, son principal conseiller, Ahmad Zia Massoud, frère du célèbre commandant militaire Ahmad Shah Massoud, tué en 2001.
Le président afghan avait fait de Massoud son conseiller en 2014, à la suite de son élection qui avaient entachée par des accusations de fraudes et d’irrégularités.
Mardi, Massoud a déclaré, durant une conférence de presse à Kaboul que le président ne peut pas le limoger étant donné qu’il a rejoint le Gouvernement d’unité national dans l’objectif d’éviter au pays tout trouble civil.
« D’après l’accord du Gouvernement d’unité national, le président n’a aucun droit de me révoquer », a estimé Massoud.
« Le gouvernement formé (après les élections de 2014) était un compromis, par conséquent quiconque est en train de faire ça, ouvre la voie à l’instabilité, et, que Dieu nous en préserve, cela peut mener à la guerre civile » a-t-il mis en garde.
Massoud est également le vice-président du parti politique afghan « Jamiat-e-Islami », qui s’est retrouvé au pouvoir après la chute des Talibans.
D’après un décret émis par le Palais présidentiel afghan, Massoud a été révoqué de ses fonctions en vertu de l’Article 64 de la Constitution. Les raisons de son limogeage n’ont pas été précisé dans le décret.