Majdi Ismail
16 Décembre 2020•Mise à jour: 16 Décembre 2020
AA/ New York
Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres s’est dit "sidéré" par l'augmentation des agressions contre les journalistes et les professionnels des médias dans le monde.
Le responsable onusien a appelé «les gouvernements à libérer immédiatement les journalistes qui ont été détenus uniquement pour avoir exercé leur profession», selon un communiqué publié par son porte-parole, Stéphane Dujarric, à la suite de la publication du rapport annuel du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une organisation américaine indépendante basée à New York.
« Dans notre vie quotidienne, les journalistes jouent un rôle crucial en nous aidant à prendre des décisions éclairées. Alors que le monde lutte contre la pandémie du Coronavirus, ces décisions sont devenues plus importantes que jamais et peuvent faire la différence entre la vie et la mort », a soutenu Guterres.
Il s'est dit également préoccupé, par « le nombre de restrictions et d'agressions contre les journalistes qui exercent leur travail, dont plusieurs d'entre eux ont été victimes de harcèlement, d'intimidation, de punitions, d’assassinats et de détentions arbitraires ».
Mardi, le CPJ a publié son rapport annuel, dans lequel il relève que le nombre de journalistes emprisonnés en raison de leur travail, dans le monde en 2020 a atteint au moins 274 journalistes, soit plus que le record enregistré en 2016, de 272 journalistes.
«Cette année est la cinquième consécutive où on déplore que le nombre de journalistes incarcérés par des gouvernements répressifs n'est pas inférieur à 250 », souligne le CPJ dans son rapport.
Le rapport dénonce « l'absence de leadership mondial en termes de valeurs et principes démocratiques, surtout aux États-Unis, dont le président, Donald Trump, n’a cessé de rabaisser la presse et de se rapprocher des dictatures comme le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi ».
Le Comité pour la protection des journalistes a souligné que la situation actuelle n’a fait que perdurer la crise.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail