Afef Toumi
03 Juillet 2018•Mise à jour: 03 Juillet 2018
AA/Bagdad/Ibrahim Salah
Le ministère irakien de la Défense a démenti, mardi, les allégations faisant état d'un accord entre les Peshmergas et la Coalition internationale, sur les plans de protection de la province de Kirkouk et des régions contestées.
Le ministère des Peshmergas dans le District du Nord de l’Irak a indiqué, lundi dans un communiqué, qu’il avait convenu avec la Coalition internationale, dirigée par Washington, de réviser les plans militaires relatifs à la protection des régions contestées dans le Nord de l’Irak.
Le ministère a précisé que l’accord a été conclu à l’issue d’une réunion, tenue à Erbil entre des responsables aux Peshmergas et des représentants de la Coalition internationale.
Un communiqué publié par le Centre de l’information sécuritaire (relevant du ministère de la Défense), dont Anadolu a eu copie, indique que la situation sécuritaire à Kirkouk et dans les régions contestées « relève des responsabilités des forces fédérales ».
Il ajoute que les forces sécuritaires contrôlent totalement ces régions et que la Coalition n’a rien à voir dans cette question.
Le communiqué souligne également que les forces sécuritaires ont mis en place des plans pertinents pour maitriser la sécurité et renforcer la stabilité à Kirkouk ainsi que dans d’autres provinces.
De grands efforts sont aussi déployés au niveau des services de renseignement pour éliminer les cellules terroristes dormantes et les éléments criminels, poursuit le communiqué du ministère de la Défense.
« L’opinion publique a remarqué que les habitants de Kirkouk ont chaleureusement accueilli les forces sécuritaires et salué leurs exploits dans la province », indique la même source.
Les activités terroristes de Daech se sont remarquablement multipliées durant les derniers mois, dans les régions contestées entre Erbil et Bagdad, dont notamment la province de Kirkouk.
L’Organisation terroriste a, entre autres, mené des attaques aux engins explosifs et aux voitures piégées et a eu recours aux enlèvements de civils et de militaires.
Des centaines de civils ont été obligés de se déplacer de leurs régions vers d’autres villes irakiennes à cause des attaques terroristes.
Les forces des Peshmergas dominaient la plupart des régions contestées avec Bagdad, avant qu’elles n’en soient éliminées par les forces irakiennes, en octobre dernier, à la suite du référendum de sécession tenu par le District du Nord de l’Irak.