AA / Tunis / Hajer Cherni
- Précisions de la Libye sur l'entretien entre Dbeibeh et l'ambassadeur tunisien (AA)
La direction de l'information et de la communication gouvernementale libyenne a démenti, mercredi, les informations relayées par certains médias et selon lesquelles le premier ministre Libyen, Abdulhamid Dbeibeh, aurait adressé un message acerbe à l'ambassadeur tunisien à Tripoli, Lassaad Laajili, lors d'une récente rencontre.
La direction qualifie ces informations diffusées au cours de ces deux derniers jours, par des sites et sur les réseaux sociaux, d'infondées et trouve qu'elles n'ont pour but que de nuire aux relations privilégiées entre la Libye et la Tunisie.
La rencontre aurait eu lieu en présence d'un haut responsable de la lutte antiterroriste, enfreignant, ainsi, les usages diplomatiques, commentent les mêmes sources qui avaient publié l'information accompagnée d'une photo, selon la TAP.
- Tunisie/Gabès: décision d'interdiction de voyage contre l’équipage du pétrolier "Xelo" (AA)
Une décision d'interdiction de voyage a été émise, mercredi, contre l'équipage du pétrolier "Xelo" qui a fait naufrage au large de Gabès.
C'est ce qui ressort d'une déclaration accordée par le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Gabès à l'Agence Tunis Afrique Presse (TAP/officiel).
La période d'interdiction de voyage a été fixée à quinze jours, renouvelable et ce pour le besoin de l'enquête, selon la même source.
L'équipage du cargo en question est composé de sept membres, ayant tous été secourus par des unités du port de commerce de Gabès avant que le navire ne coule.
Samedi, le ministère de l'Environnement a déclaré que "le navire, battant pavillon de la Guinée équatoriale, faisait route vers l’île de Malte en provenance du port égyptien de Damiette quand il a subi des avaries qui l'ont empêché de poursuivre sa route en raison du mauvais temps et de la mer agitée, ce qui a contraint son équipage à demander la permission aux autorités tunisiennes d'entrer dans les eaux territoriales".
- La Tunisie se dirige résolument vers une dictature, affirment des partis politiques (AA)
La Tunisie "se dirige résolument vers une dictature", ont affirmé mercredi, trois formations politiques de l’opposition.
C’est ce qui ressort d'un communiqué de la coordination des « partis sociaux-démocrates et des personnalités indépendantes », qui regroupe le « Courant démocrate », le « Forum démocratique pour le travail et les libertés » (Ettakatol) et le « Parti républicain » (Al Jomhouri).
Dans son communiqué, la coordination a fustigé la récurrence des violences policières et des abus de pouvoir de la justice à l’endroit de certains acteurs de la société civile et opposants politiques.
Elle a dénoncé, également, les discours de trahison et de division et autres propos accusateurs utilisés par le président de la République, Kaïs Saïed, contre ses adversaires politiques.
Les trois partis de la coordination accusent le pouvoir en place d’ignorer la gravité de la crise sociale et économique qui sévit dans le pays.
Les trois formations politiques de l’opposition dénoncent également « l’instrumentalisation des appareils de la police et de la justice pour harceler les opposantes et les opposants politiques », imputant au président de la République et aux ministres de l’Intérieur et de la Justice la responsabilité de ces agissements.
- Tunisie : Les enseignants remplaçants réclament la régularisation de leurs situations (AA)
Des dizaines d'enseignants remplaçants ont organisé une manifestation devant le siège de l'Union générale tunisienne du travail, dans la capitale, Tunis, pour exiger le règlement de leur statut professionnel.
Les enseignants remplaçants sont des professeurs de l'enseignement secondaire désignés par le ministère tunisien de l'éducation avec des contrats exceptionnels pour pourvoir les postes vacants dans les rangs des enseignants.
Les manifestants ont brandi des slogans réclamant le règlement de leurs situations, notamment "travail, liberté, dignité nationale", "le syndicat nous protège" et "contrats d'accord pas de contrats d'esclaves"
Dans une déclaration à l'Agence Anadolu, l'enseignante Olfa Al-Wargi a fait savoir "aujourd'hui, le mouvement a été lancé du ministère de l'Éducation au siège de l'Union générale tunisienne du travail, pour exiger un règlement du statut des représentants des professeurs, au chômage depuis plus de 14 ans, et pour rencontrer le secrétaire général de l'Union, Noureddine Taboubi".