Ümit Dönmez
12 Avril 2024•Mise à jour: 13 Avril 2024
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le chef du Gouvernement français, Gabriel Attal, en visite officielle au Canada, a réaffirmé avec Justin Trudeau, Premier ministre canadien, leur soutien au CETA, le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada. Les deux dirigeants ont qualifié l'accord de "gagnant-gagnant", malgré le récent rejet du Sénat français.
La déclaration des deux Premiers ministres est intervenue ce jeudi, marquant une volonté commune de persévérer dans l'application de l'Accord économique et commercial global. Gabriel Attal, en sol canadien depuis mercredi soir, a souligné l'importance de cet accord pour les relations commerciales entre les deux pays. "Depuis qu'il a été signé, les échanges entre nos deux pays ont progressé de plus d'un tiers", a-t-il affirmé, dépeignant le CETA comme un "accord juste et équilibré". De son côté, Justin Trudeau a vanté les bénéfices du libre-échange, en se posant en défenseur d'un commerce responsable entre nations alliées.
Le Sénat français a voté contre la ratification de cet accord le 21 mars, en raison de préoccupations liées notamment à l'impact sur l'agriculture française, accentuant ainsi les tensions au sein de la filière viande, particulièrement touchée. Cette décision jette une ombre sur la ratification finale du CETA, qui nécessite encore l'approbation de dix États membres européens pour entrer définitivement en vigueur.
Par ailleurs, les relations économiques entre l'UE et le Canada ont évolué suite à la crise ukrainienne, le CETA facilitant le remplacement des matériaux russes, spécifiquement dans les secteurs critiques comme ceux des minerais.
Les deux chefs de gouvernement ont également abordé des questions environnementales, particulièrement les feux de forêt, un enjeu croissant pour les deux nations. Justin Trudeau a annoncé l'acquisition par la France de deux bombardiers canadiens et la signature d'un accord de coopération renforcée pour combattre ces désastres naturels.