AA/Seoul (Corée du Sud)/ Alex Jensen
Des activistes de la société civile sud-coréenne ont envoyé, vendredi matin, par ballons, malgré les avertissements de la Corée du Nord, plus d’un million de prospectus aux messages dénonçant le régime de Pyongyang, a rapporté l’agence de presse locale Yonyap.
Les activistes ont lancé, de minuit à 02:30 [15:00 à 17:30 GMT], depuis Pocheon dans la province de Gyeonggi, plus de trente ballons à travers les frontières des deux pays.
Le même jour, dans une interview, publiée par le quotidien sud-coréen, Korea Joongang daily, le chef d’un groupe anti-régime de Pyongyang, Park Sang-hak, a proposé de stopper sa campagne d’envoi de prospectus, « si le régime de Kim Jong-un présente ses excuses ».
Park a déclaré vouloir que la Corée du Nord assume ses responsabilités concernant le naufrage du navire de guerre sud-coréen «Cheonan», en 2010, qu’elle présente ses excuses pour le bombardement de l’archipel de Yeonpyeong, la même année, ainsi que pour les tirs qu’a essuyé un touriste sud-coréen, en 2008.
Park a également mis en garde Séoul, conseillant à son pays de ne pas tomber dans le «piège» de la Corée du Nord et de se mettre à rejeter la responsabilité d’un refus des pourparlers de haut niveau par Pyongyang, sur l’opération d'envoi des prospectus à travers la frontière.
La Corée du Nord a plusieurs fois condamné les envois à travers les frontières de prospectus hostiles à son régime, les qualifiant d’«actes de guerre».
Séoul maintien, pour sa part, n’avoir aucun droit légal d’empêcher Park de mener sa campagne, en activité depuis 2004.
Les deux Corée demeurent techniquement en état de guerre puisqu’elles n’ont jamais signé de traité de paix après le cessez-le-feu qui a interrompu la Guerre de Corée, en 1953, après trois années de combats.