Riyaz Khaliq Khaliq,Saadet Gökce
16 Janvier 2025•Mise à jour: 17 Janvier 2025
AA / Istanbul
Un tribunal sud-coréen a rejeté, ce jeudi, une requête contestant la détention du président destitué Yoon Suk Yeol, en lien avec une enquête sur un décret de loi martiale datant de décembre, a rapporté l'agence Yonhap.
Yoon a été arrêté mercredi à son domicile de Séoul, et ses avocats ont demandé à un autre tribunal de réexaminer la légalité de l'ordre de détention émis par le tribunal du district occidental de Séoul.
Le président de 63 ans reste détenu au centre de détention de Séoul et a refusé de se rendre une seconde fois à l'interrogatoire concernant son décret de loi martiale, qui n’a duré que peu de temps.
Yoon Suk Yeol a été arrêté par une équipe d'enquêteurs dirigée par le Bureau de l'investigation sur la corruption des hauts responsables (CIO).
Après avoir été interrogé pendant plus de 10 heures par l’organisme anti-corruption, Yoon est resté silencieux avant d'être transféré au centre de détention, où il restera jusqu'à vendredi, date à laquelle une décision devrait être rendue.
Yoon fait face à des accusations de soulèvement, de trahison et d'abus de pouvoir pour son décret du 3 décembre imposant la loi martiale, un décret rapidement annulé par le parlement dans la soirée même.
Cependant, le président a défendu son ordre après sa détention, affirmant sur Facebook que ce n'était "pas un crime".
Ses avocats ont déposé une requête mercredi devant un tribunal pour examiner la légalité de sa détention.
- Des témoins contre Yoon
Parallèlement, la Cour constitutionnelle a sélectionné plusieurs témoins jeudi dans le cadre de son procès en destitution contre Yoon.
Parmi les témoins figurent l'ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun, l'ex-officier du renseignement Hong Jang-won, le commissaire général de la police Cho Ji-ho, ainsi que les commandants militaires le lieutenant-général Kwak Jong-keun, le lieutenant-général Lee Jin-woo et le lieutenant-général Yeo In-hyung.
En effet, tous ont déjà été détenus.
La cour suprême dispose de six mois pour décider du sort de Yoon, destitué le 14 décembre.
Les avocats de Yoon ont également déposé une plainte jeudi contre le chef du CIO, Oh Dong-woon, l'accusant d'être entré illégalement dans la résidence présidentielle et de l'avoir accusé de soulèvement.
Traduit de l’Anglais par Adama Bamba