Mourad Belhaj
19 Mars 2021•Mise à jour: 19 Mars 2021
AA / Ankara
La Finlande a suspendu, vendredi, l'utilisation des vaccins anti-Covid-19 développés par AstraZeneca et l'Université d'Oxford après que deux cas de thrombose aient été signalés chez des personnes ayant reçu le vaccin.
"Selon l'Agence finlandaise des médicaments (Fimea), deux thromboses cérébro-vasculaires ont été signalées en Finlande 4 à 10 jours après l'administration du vaccin contre le coronavirus d'AstraZeneca", indique un communiqué de l'Institut finlandais de la santé et du bien-être (THL).
Par mesure de précaution, le THL a suspendu la vaccination avec les vaccins d'AstraZeneca jusqu'à ce que des informations supplémentaires soient disponibles et que l'existence d'une éventuelle relation de cause à effet puisse être évaluée, note le communiqué.
Cette décision prend effet immédiatement et la situation sera évaluée la semaine prochaine, ajoute le communiqué.
THL publiera les résultats de son enquête dès qu'ils seront disponibles, et la vaccination ne reprendra pas avant le 29 mars.
La campagne de vaccination avec d'autres vaccins anti-Covid-19 se poursuivra, indiquent les autorités sanitaires du pays.
La Suède, la Norvège et le Danemark maintiendront également leur suspension du vaccin anti-Covid-19 d'AstraZeneca, tout en étudiant le rapport de l'Agence européenne des médicaments (EMA) qui a conclu que le vaccin était sûr et efficace.
Les trois pays nordiques continueront à examiner le rapport publié jeudi par l'EMA, selon lequel les avantages du vaccin l'emportent sur ses risques limités.
L'EMA a affirmé, jeudi, que le vaccin contre la Covid-19 d'AstraZeneca était sûr.
"C'est un vaccin sûr et efficace, ses bienfaits dans la protection des personnes contre la Covid-19 avec les risques associés de décès et d'hospitalisation l'emportent sur les risques possibles", a déclaré Emer Cooke, directrice exécutive de l'EMA.
"Lorsque vous vaccinez des millions de personnes, il est inévitable que de rares incidents se produisent", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.
Toutefois, la directrice de l'EMA a prévenu qu'un lien entre les cas signalés et le vaccin ne pouvait être exclu de manière définitive, de sorte que l'agence mènerait des enquêtes plus approfondies et recommanderait de renforcer la sensibilisation aux risques éventuels.
Entre-temps, l'Italie, la France, l'Allemagne et l'Espagne ont déclaré jeudi qu'elles reprendraient l'administration du vaccin d'AstraZeneca après la décision de l'EMA.
*Traduit de l‘Anglais par Mourad Belhaj