AA - Genève - Bilal Muftuoglu
Au moins 128 journalistes ont été tués en 2014 dans 32 pays, a révélé la Presse Emblème Campagne (PEC), l'organisation non-gouvernementale qui dispose d'un statut consultatif spécial auprès des Nations Unies (ONU).
Le rapport annuel de la PEC a souligné que le Moyen-Orient était la région la plus violente pour les journalistes en ajoutant que plusieurs professionnels du métier ont perdu leur vie en Palestine, Syrie, Irak, Ukraine et au Pakistan alors qu'ils couvraient les conflits sur le terrain.
Israël qui a la responsabilité du plus grand nombre de victimes cette année, avec un total de 16 journalistes tués lors de l’offensive militaire contre Gaza, a fait savoir le rapport.
La Syrie arrive au second rang du nombre de victimes, avec 13 journalistes morts, devant le Pakistan (12 tués).
L'Irak est le quatrième pays le plus dangereux pour les journalistes avec 10 victimes, dont plusieurs ont tués dans des attaques de Daesh.
Les conflits en Ukraine ont coûté la vie à 9 journalistes, dont 4 d'origine russe, a ajouté la PEC.
La Turquie figure en bas du classement avec deux morts, Kadri Bagdu de l'agence de presse Firat et Serena Shim de la Press TV (agence iranienne).
''Ces bilans très élevés sont clairement liés à des conflits armés violents qui perdurent et ne trouvent pas de solution politique, a souligné le secrétaire général de la PEC Blaise Lempen. Les prises d’otages sont devenues plus fréquentes''.
Le Moyen-Orient est la région la plus violente avec 46 journalistes tués, devant l’Asie (31) suivie par l’Amérique latine (27), l’Afrique subsaharienne (14) et l’Europe (10).
Le bilan de 2013 était de 129 victimes, selon la PEC.