Afef Toumi
31 Mars 2018•Mise à jour: 31 Mars 2018
AA / Ramallah (Cisjordanie occupée) / Jad Nabhane
La Présidence palestinienne a indiqué, samedi, que l’opposition américaine, dans le Conseil de sécurité, à la condamnation du massacre de Gaza, constituait une couverture pour Israël, lui permettant de continuer à s’attaquer au peuple palestinien et l’encourageant à défier les résolutions internationales, visant à mettre fin à l’Occupation.
Le Conseil de sécurité a échoué, samedi, à parvenir à une déclaration commune relative au massacre commis la veille par l’armée israélienne contre des Palestiniens désarmés, lors de la Marche du Grand retour.
L’ambassadeur palestinien, Riyad Mansour, a exprimé l’immense déception quant à l’échec du Conseil de sécurité à condamner le massacre et a accusé les Etats-Unis "d’en entraver le fonctionnement"
Le porte-parole de la Présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, a indiqué, dans un communiqué de presse publié par l’agence "WAFA", que "les méthodes actuelles de l’Administration américaine protégeant l’Occupation et entravant toute tentative de faire pression sur le gouvernement de Netanyahu renforceraient davantage la persévérance des Palestiniens".
Abou Roudeina a assuré, dans ce contexte, la poursuite de la mobilisation palestinienne officielle et populaire revendiquant la protection internationale du peuple palestinien.
Quinze Palestiniens sont tombés en martyrs, vendredi. Sur les dizaines de milliers de Gazaouis qui ont afflué, dans le cadre de la Marche du Grand retour, vers la barrière frontalière avec Israël, les soldats et les snipers israéliens ont en effet tiré à balles réelles, faisant également 1416 blessés.
Solidaires avec leurs compatriotes dans la Bande de Gaza, les Palestiniens en Cisjordanie occupée se sont affrontés aux forces armées israéliennes. Au moins 118 d'entre eux ont été blessés et asphyxiés.
La Marche du Grand retour de la veille visait à rompre le blocus israélien imposé à la Bande de Gaza depuis plus de 10 ans. L’événement a coïncidé avec la Journée de la Terre, qui commémore la confiscation, en 1976, par Israël de 25 mille dounams (un dounam = 1000 mètres carrés) de terre en Galilée (terre palestinienne occupée en 1948). Le bilan de cette journée-là s’était alors établi à six martyrs palestiniens, une centaine de blessés et des centaines d’arrestations.
Le Conseil de sécurité s'était réuni en urgence, samedi à l'aube, à la demande du Koweït, pour discuter de l'offensive d'Israël contre les Palestiniens dans la Bande de Gaza.