Lassaad Ben Ahmed
16 Février 2022•Mise à jour: 16 Février 2022
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’est dit, mardi, "profondément préoccupé par les actions agressives de la Russie", au cours d'un entretien téléphonique avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
C’est ce qui ressort d’un tweet publié par le Premier ministre canadien sur son compte officiel.
"La présidente von Der Leyen et moi-même sommes attachés à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et nous sommes tous deux profondément préoccupés par les actions agressives de la Russie", lit-on dans le tweet.
"Nous avons parlé au téléphone de cela et d’autres problèmes, aujourd’hui, et nous continuerons à travailler ensemble sur chacun d’eux", ajoute le court texte.
A son tour, la présidente de la Commission européenne a communiqué à l’issue de son entretien téléphonique avec Trudeau via un tweet également.
L’ancienne ministre allemande de la Défense a écrit : "Bon appel avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, sur les derniers développements entourant l’Ukraine".
Elle a ajouté : "Nous avons réaffirmé que notre réponse commune à toute nouvelle agression russe sera à la fois pleinement alignée et rapide », relevant que « les sanctions commenceront au sommet de l’échelle"
Au cours des semaines écoulées, Mélanie Joly et Anita Anand, respectivement ministres canadiennes des Affaires étrangères et de la Défense, ont été dépêchées par le Premier ministre, Justin Trudeau, en Europe, en particulier à Kiev et à Bruxelles, pour s’entretenir avec les autorités ukrainiennes et le Secrétaire général de l’OTAN ainsi qu’avec plusieurs de leurs groupes européens.
Moscou et Kiev sont à couteaux tirés depuis plus de sept ans, sur fond d'annexion illégale de la péninsule ukrainienne de la Crimée par la Russie et de soutien aux séparatistes qui lui sont fidèles dans le "Donbass".
Récemment, les pays occidentaux ont accusé la Russie de masser ses forces à la frontière de l’ex-république soviétique, tandis que Washington a menacé d'imposer des sanctions à la Russie si elle lançait une offensive militaire contre l’Ukraine.