ABDULSALAM FAYEZ
26 Septembre 2024•Mise à jour: 27 Septembre 2024
AA / Beyrouth / Abdul Salam Fayez
L'organisation internationale de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a appelé, jeudi, à mettre fin à la vente d'armes à Israël, en raison de l’agression en cours contre le Liban.
Dans un communiqué, Human Rights Watch a indiqué que les raids israéliens continus sur le Liban depuis lundi "ont fait des centaines de morts et des milliers de blessés, et que les civils dans tout le pays sont exposés à des risques de dommages graves".
L'armée israélienne a lancé, depuis lundi matin, l'attaque "la plus violente et la plus étendue" contre le Liban depuis le début des affrontements avec le Hezbollah il y a environ un an, faisant 640 morts, dont des enfants et des femmes, ainsi que près de 2 505 blessés et près de 70 000 personnes déplacées, selon le ministère libanais de la Santé.
Par ailleurs, les sirènes d'alerte continuent de retentir dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban, après que le Hezbollah a tiré des centaines de roquettes sur des sites militaires et des colonies.
L'organisation a appelé "les principaux alliés d'Israël à suspendre leur aide militaire et les ventes d'armes, destinées à commettre de graves violations".
Il est à noter que les États-Unis, le premier soutien à Israël, ont accepté de vendre des armes à Tel-Aviv dans le cadre d'un accord d'une valeur de 20 milliards de dollars, qui comprend des avions de combat F-15, des véhicules blindés, des obus de char, et des missiles air-air, au mois d'août.
L’Allemagne est le deuxième fournisseur d’armes d’Israël.
Malgré que les ventes d’armes ont légèrement diminué, elles se poursuivent, même si Israël fait l’objet de poursuites internationales pour le génocide à Gaza.
L'organisation a appelé l'ONU à "ouvrir immédiatement une enquête internationale sur les récentes hostilités au Liban et dans le nord d'Israël".
"Les États membres des Nations unies doivent soutenir cette enquête et veiller à ce que des enquêteurs soient dépêchés immédiatement pour collecter des informations et présenter leurs conclusions concernant les violations du droit international et leurs recommandations concernant la responsabilisation", a détaillé le communiqué.
La même source a rapporté citant le directeur de l'organisation pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Lama Fakih, que ''l'armée israélienne a tué des centaines de personnes au Liban en un jour, des milliers ont été blessées et forcées de fuir leurs maisons, et des centaines de maisons, d'établissements commerciaux et les fermes ont été détruites.''
"Il est de la plus haute importance qu'Israël et le Hezbollah respectent les lois de la guerre afin de réduire les dommages causés aux civils", a souligné l'organisation.
Pendant des décennies, Israël a occupé des terres arabes au Liban, en Syrie et en Palestine.
Depuis le 8 octobre, les factions libanaises et palestiniennes au Liban, notamment le Hezbollah, ont échangé des bombardements quotidiens avec l’armée israélienne le long de la "Ligne bleue" qui sépare les deux pays, faisant des centaines de morts et de blessés, la plupart du côté libanais.
Ces factions réclament la fin de la guerre menée par Israël, avec le soutien américain, dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre, faisant plus de 137 000 victimes entre morts et blessés Palestiniens, pour la plupart des enfants et des femmes, et plus de 10 000 disparus, au milieu de destructions massives et d’une famine meurtrière.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni