AA / Tunis / Salim Boussaïd
Gaza : 117 Palestiniens tués au cours des dernières 24 heures, portant le bilan à plus de 28 000 morts
Au moins 117 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza au cours des dernières 24 heures, portant à plus de 28 000 le nombre de morts dans l’attaque israélienne contre l’enclave assiégée, a annoncé samedi le ministère de la Santé du territoire.
"L'occupation israélienne a commis 16 massacres contre des familles dans la bande de Gaza, faisant 117 morts et 152 blessés au cours des dernières 24 heures", a indiqué le ministère dans un communiqué, ajoutant: "De nombreuses personnes sont encore coincées sous les décombres et sur les routes, car les sauveteurs ne parviennent pas à les atteindre".
Malgré la décision provisoire de la Cour internationale de Justice visant à empêcher les actes de génocide dans l’enclave sous blocus, Israël poursuit ses attaques contre la bande de Gaza, depuis l'attaque surprise du mouvement de la Résistance palestinienne Hamas, en date du 7 octobre 2023. 1200 Israéliens auraient été tués, selon Tel Aviv, tandis que le bilan des morts parmi les Palestiniens est passé à 28 064 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, outre plus de 67 611 autres blessés.
Netanyahu prépare une offensive terrestre à Rafah
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a demandé, samedi, à l'armée israélienne de remobiliser les soldats de réserve, en vue d'une offensive terrestre dans la ville de Rafah, dans le sud de la Bande de Gaza, ont rapporté les médias israéliens.
Selon la télévision Channel 13, le chef d'état-major général Herzi Halevi a déclaré : "L'armée sera en mesure de mener à bien n'importe quelle mission, mais il y a des aspects politiques qui doivent être abordés au préalable".
Un haut responsable israélien, qui a souhaité garder l'anonymat, a déclaré à la chaîne : "L'opération à Rafah est en train de se rapprocher".
Netanyahu a ordonné à l'armée, vendredi, de lui soumettre un plan à deux volets : le premier pour évacuer les Palestiniens présents à Rafah, où vivent plus d'un million de personnes qui s'y sont réfugiées pour fuir la guerre, puis un plan pour venir à bout des derniers "bataillons du Hamas."
Le "gouvernement de Gaza" met en garde contre un "massacre mondial" en cas d'invasion de Rafah
Le bureau des médias du gouvernement à Gaza a mis en garde, samedi, contre une « catastrophe mondiale et un massacre » si Israël envahissait le gouvernorat de Rafah (sud), dernier refuge des personnes déplacées dans la bande.
Le bureau a déclaré dans un communiqué publié sur la plateforme Telegram : « Nous mettons en garde contre une catastrophe mondiale et un massacre qui pourraient faire des dizaines de milliers de martyrs et de blessés si le gouvernorat de Rafah est envahi. ».
La déclaration tient "l'administration américaine, la communauté internationale et l'occupation israélienne" pour responsables de la catastrophe mondiale et du massacre que l'occupation menace de commettre.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères condamne les attaques israéliennes contre Rafah
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a condamné les attaques israéliennes contre la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, et appelé Tel-Aviv à un ''cessez-le-feu immédiat''.
Sur la plateforme ''X'', Albares a averti que ''la poursuite et l’expansion par Israël de ses attaques contre Rafah constitueront une menace sérieuse pour la vie des réfugiés palestiniens et aggraveront la catastrophe humanitaire''.
''L'extension des opérations militaires à Rafah menacera la vie de plus d'un million de réfugiés palestiniens dans la région et aggravera la catastrophe humanitaire'', a-t-il mis en garde.
Albares a appelé à "un cessez-le-feu, la libération des otages, le respect du droit humanitaire et international et l'autorisation de l'acheminement de l'aide".
Des milliers d'Israéliens exigent la révocation du gouvernement et le retour des prisonniers de Gaza
Des milliers d'Israéliens ont manifesté, samedi, dans les villes de Tel-Aviv (centre) et Haïfa (nord), exigeant le limogeage du gouvernement actuel dirigé par Benyamin Netanyahu, la tenue d'élections anticipées et la conclusion d'un accord d'échange pour le retour des prisonniers de la bande de Gaza.
La chaîne privée "12" a indiqué que des milliers d'Israéliens se sont rassemblés sur la place "Bima" au centre-ville de Tel Aviv, contre le gouvernement Netanyahu et pour exiger des élections anticipées.
De son côté, la Société de radiodiffusion officielle israélienne a rapporté "qu'une manifestation massive a été tenue à Tel-Avivy pour revendiquer un accord d'échange garantissant le retour de toutes les personnes kidnappées", notant également que deux manifestations ont été organisées devant les maisons de Netanyahu à Jérusalem".
Un député français revenu de Rafah alerte sur le "génocide en cours" à Gaza
Le député de La France Insoumise, Éric Coquerel, ayant récemment visité le passage de Rafah avec une délégation de députés français, a exprimé ses vives inquiétudes lors de la manifestation pour la Palestine qui s'est tenue ce samedi à Paris.
Interrogé par Anadolu, il a décrit une situation alarmante, marquée par des témoignages de médecins, le persuadant qu'un "génocide" est en cours dans la bande de Gaza.
Éric Coquerel a indiqué que la délégation avait pour objectif principal d'alerter sur la nécessité d'un cessez-le-feu. "Nous en sommes revenus avec la certitude absolue qu'un génocide était en cours. C'est là-dessus maintenant qu'il faut absolument alerter l'opinion pour qu'il y ait une réaction au niveau international, pour éviter une catastrophe : c'est une question de jours", a-t-il déclaré.
Responsable de l'ONU : ''les souffrances des habitants de Rafah sont inimaginables ''
Le coordonnateur de l'aide humanitaire des Nations unies, Martin Griffiths, a déclaré que ''les souffrances des habitants de la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, sont inimaginables''.
Griffiths a ajouté, dans un message qu'il a posté vendredi soir sur son compte de la plateforme ''X'', que ''plus d'un million d'habitants de la ville de Rafah n'ont nulle part où aller''.
Il a souligné que "les souffrances des habitants de Rafah sont inimaginables".
Plus tôt samedi, la société de radiodiffusion publique israélienne a déclaré que l'opération militaire à Rafah commencera après l'achèvement d'une ''évacuation à grande échelle'' des civils de la ville et de ses banlieues.
L’Allemagne met en garde contre une "catastrophe humanitaire" si Israël attaque Rafah
L'Allemagne a mis en garde, samedi, contre une "catastrophe humanitaire" si Israël menait une attaque contre la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock a déclaré ce qui suit: "La situation à Rafah est déjà incroyable. Quelque 1,3 million de personnes cherchent à se protéger des combats dans une très petite zone, et toute attaque lancée par l'armée israélienne sur Rafah constituerait une catastrophe humanitaire".
Elle a ajouté dans une publication sur son compte X, anciennement Twitter, que la population de Gaza ne peut pas se volatiliser, soulignant qu'Israël doit se défendre contre le terrorisme du Hamas, tout en atténuant autant que possible les souffrances de la population civile.
Les candidats soutenus par Imran Khan arriveraient en tête
Alors que les résultats définitifs n'ont pas encore été proclamés, les candidats indépendants, essentiellement soutenus par l'ancien Premier ministre Imran Khan, actuellement emprisonné, dominent les élections pakistanaises, ont rapporté les médias d'État ce samedi. Le scrutin s'est achevé jeudi.
Les indépendants soutenus par le parti Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) devancent les candidats des deux principaux partis, le Pakistan People's Party (PPP) de Bilawal Bhutto Zardari et le Pakistan Muslim League-Nawaz (PML-N) de Nawaz Sharif, qui fut trois fois Premier ministre.
La Commission électorale du Pakistan (ECP) a annoncé les résultats préliminaires pour 253 des 266 sièges de la chambre basse, l'Assemblée nationale. Les indépendants ont remporté 100 sièges, suivis par la PML-N qui en a obtenu 71 et le PPP qui en a obtenu 54.
L'armée appelle à la formation d'un gouvernement d'union nationale
Le chef d'État-Major de l'armée pakistanaise, Asim Munir, a appelé samedi les dirigeants politiques à mettre de côté leurs intérêts personnels et à unir leurs efforts pour former un "gouvernement d'union nationale".
C'est ce qui ressort d'un communiqué sur les résultats des élections législatives tenues jeudi.
Le commandant de l'armée a expliqué que le pluralisme peut être bien représenté par un gouvernement d'unité formé de toutes les forces démocratiques.
Le chef d'État-Major de l'armée a publié ce communiqué à l'issue des pourparlers qui se sont tenus dans la ville de Lahore (est), pour former une coalition entre la Ligue musulmane du Pakistan - Front Nawaz, dirigée par l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif, et le Parti du peuple pakistanais, dirigé par par Bilawal Bhutto Zardari.
7 civils, dont 3 enfants, tués dans les attaques russes sur Kharkiv
Sept civils, dont trois enfants, ont été tués, dans des attaques russes contre la région de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, près de la frontière russe.
Le chef de l'administration militaire régionale de Kharkiv, Oleg Senegubov, a expliqué samedi dans un post sur les réseaux sociaux que l'armée russe avait mené une attaque nocturne dans la région de Kharkiv à l'aide de drones «Shahed» de fabrication iranienne, ajoutant que l'attaque avait entraîné la mort de 7 civils, dont 3 enfants.
À son tour, le bureau du procureur de la région de Kharkiv a déclaré dans un communiqué que la Russie avait bombardé des maisons avec des drones et endommagé plus de 15 maisons.
L’état-major ukrainien a quant à lui indiqué que la Russie avait lancé une attaque sur le territoire ukrainien avec de 26 drones «Shahed», précisant que les forces de défense aérienne ukrainiennes ont réussi à détruire 18 drones.
Ouverture d'une enquête sur les tortures infligées à un détenu tunisien dans une prison de Reggio Emilia
Le parquet italien a ouvert une enquête sur les tortures subies par un détenu tunisien dans une prison de Reggio Emilia, dans le nord du pays.
L'agence de presse italienne (ANSA) a publié une vidéo montrant des geôliers torturant un détenu tunisien de 40 ans dans l'un des couloirs de la prison.
On y voit 10 geôliers passer le détenu à tabac, alors qu'il est menotté et que sa tête est recouverte d'une taie d'oreiller.
Ces faits, qui se seraient déroulés le 3 avril 2023, ont suscité une grande colère dans le pays.
Cité par l'agence de presse italienne, le détenu tunisien a déclaré dans sa plainte : "Je pense qu'il est juste de raconter ce qui s'est passé, mais j'ai très peur que la même chose se reproduise, parce que je n'oublierai jamais ce qui s'est passé ce jour-là et ce que j'ai ressenti."
Des milliers de personnes défilent à Paris pour Gaza et contre le racisme
Des milliers de personnes bravent le froid et la pluie, ce samedi 10 février à Paris. Ils défilent dans la capitale française pour exprimer leur soutien à la population civile de Gaza et dénoncer la xénophobie et le racisme.
La place de la République est le théâtre de deux manifestations importantes, l'une organisée par la CGT (Confédération générale du Travail) et l'autre par l'Association France-Palestine Solidarité. La première vise à combattre l'extrême droite "dans la rue et dans les têtes", tandis que la seconde se concentre sur le soutien à la cause palestinienne sous le slogan "Stop génocide, Solidarité Palestine".
L'initiative de la CGT, en mémoire de la tentative de coup d'État du 6 février 1934, mené par l'extrême droite française, reflète une préoccupation croissante en France concernant l'influence des idées et discours racistes et xénophobes. Selon le syndicat, cette manifestation est une réponse directe aux récents développements politiques et sociaux qui ont vu une montée des discours de haine et de division dans le cadre politico-médiatique français. En mobilisant les citoyens, le syndicat cherche à promouvoir des valeurs de "tolérance" et de "solidarité", tout en luttant contre la "propagation de l'extrémisme".
Un mort lors de manifestations contre le report de la présidentielle
Un étudiant a trouvé la morts lors de manifestations organisées vendredi à Saint Louis ( nord-ouest du Sénégal) contre le report de la présidentielle.
Il s'agit d'un étudiant du nom d'Alpha Yero Tounkara , agé de 22 ans, a indiqué dans la soirée le procureur du Tribunal de Grande instance de Saint Louis, annonçant l'ouverture d'une enquête.
Outre Saint Louis où la circulation a été longtemps perturbée du fait d'accrochage entre manifestants et Forces de l'ordre, plusieurs autres villes ont connu des manifestations.
Dans la capitale, la police a fait un usage abondant de gaz lacrymogènes pour disperser les personnes qui cherchaient à se rassembler aux abords de la place de la Nation. Des pneus ont été brûlés par les manifestants qui ont également riposté avec des jets de pierres. Des dégâts matériels, ont aussi été enregistrés.
A Ziguinchor ( Sud), un bus a été incendié lors des échauffourées, a indiqué le site Seneweb alors que dans la commune voisine de Bignona la circulation a été complètement bloquée par les manifestants.
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