AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Sommet de l'OTAN
- Le sommet de 2026 aura lieu en Türkiye
L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a annoncé, mercredi, que le sommet des dirigeants des États membres de 2026 se tiendrait en Türkiye.
C'est ce qui ressort de la déclaration finale à l'issue de la réunion des chefs d'État et de gouvernement du Conseil de l'OTAN à Washington, DC.
Le communiqué indique que le sommet de 2025 se tiendra aux Pays-Bas et celui de 2026 en Türkiye.
Mercredi et jeudi, Washington accueille le sommet de l'OTAN, qui célèbre le 75e anniversaire de sa fondation.
- L'OTAN affirme que le chemin de l'Ukraine vers l'adhésion à l'Alliance est "irréversible"
Un communiqué très attendu de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a qualifié mercredi d'"irréversible" la progression de l'Ukraine vers l'adhésion à l'Alliance transatlantique de 32 membres.
Les Alliés ont discuté de la fourniture de garanties qu'ils appelaient un "pont" vers l'adhésion de l'Ukraine, alors que les dirigeants des pays membres se réunissent pour leur sommet (9-11 juillet), et leur déclaration indique que les décisions prises lors de leur réunion et du Conseil OTAN-Ukraine, qui se tiendra jeudi, aboutiront à cette plateforme.
Le communiqué final indique que Kiev avait fait des "progrès concrets" sur une série de réformes démocratiques, politiques et militaires qu'il doit mener à bien en vue de son adhésion et a proposé le langage le plus concret à ce jour selon lequel l'Ukraine finirait par rejoindre l'Alliance au mépris des menaces russes contre l'expansion.
- Stoltenberg : Le soutien de l'OTAN à l'Ukraine ne fera pas de l'Alliance une "partie au conflit"
Le secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), Jens Stoltenberg, a déclaré mercredi que le soutien de l'Alliance à Kiev ne ferait pas d'elle une partie au conflit en Ukraine.
S'exprimant lors d'une conférence de presse en marge du sommet des dirigeants de l'OTAN à Washington, Stoltenberg a déclaré que les Alliés avaient convenu de renforcer la défense transatlantique, d'intensifier la coopération industrielle et d'améliorer les défenses aériennes et antimissiles.
"Nous apporterons également notre soutien au développement à long terme des forces armées ukrainiennes. Cela ne fera pas de l'OTAN une partie au conflit, mais cela aidera l'Ukraine à défendre son droit à l'autodéfense", a-t-il déclaré.
*Moyen-Orient
- Haaretz : "Netanyahu a délibérément saboté l'accord d'échange (de prisonniers) pour éviter la chute de son gouvernement"
Le quotidien israélien Haaretz a accusé, mercredi, le Premier ministre Benyamin Netanyahu d'avoir délibérément saboté les accords d'échange de prisonniers et de cessez-le-feu à Gaza, en "manipulant des informations sensibles et secrètes des services de renseignement", et ce, dans le but d'empêcher la chute de son gouvernement.
Le quotidien indique également dans son article, que "le dernier semestre de l'année, au cours duquel Israël a négocié les grandes lignes du retour des dernières personnes séquestrées dans la Bande de Gaza, a été plein d'espoirs brisés les uns après les autres".
"Le Hamas a créé des difficultés, et Netanyahu a constamment entravé les progrès des pourparlers, en particulier lorsqu'ils ont atteint des moments décisifs", est-il précisé.
Selon le journal, "cela est dû au fait que Netanyahu estime qu'approuver l'accord sur les prisonniers conduirait probablement à la dissolution de son gouvernement, ce qu'il cherche à éviter à tout prix".
- Francesca Albanese : La famine à Gaza est le résultat d'une pratique “délibérée d’Israël“
La Rapporteure spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens, Francesca Albanese, a déclaré ce mercredi que la famine dans toutes les régions de la bande de Gaza résulte d’une pratique “délibérée d’Israël contre les Palestiniens“.
“Oui. Il y a la famine dans tout à Gaza“, a écrit Albanese sur la plateforme X.
Elle a expliqué que la situation était “la conséquence de la famine intentionnelle d'Israël, utilisé dans le cadre de sa campagne génocidaire contre les Palestiniens“.
En raison de la guerre et des restrictions israéliennes depuis le 7 octobre 2023, les habitants de Gaza, en particulier les gouvernorats de Gaza et du Nord, sont au bord de la famine, avec la grave pénurie de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant, ainsi que le déplacement d'environ deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza, qui subit un état de siège par Israël depuis 17 ans.
- Washington a l'intention d'enlever le quai flottant à Gaza définitivement
L’American Associated Press a fait savoir que le quai flottant sur la côte de Gaza destiné à acheminer l’aide humanitaire vers l'enclave palestinienne sera « définitivement enlevé » quelques jours après sa réinstallation, mercredi.
Mardi, l’agence a rapporté citant des responsables américains sous couvert d'anonymat « que la jetée que l’armée américaine a construite pour fournir une aide humanitaire à Gaza sera réinstallée mercredi, pour être utilisée pendant plusieurs jours, puis retirée définitivement ».
Les responsables ont expliqué que le but du quai est de "retirer l'aide accumulée à Chypre (Al-Rumiyah) et de la transférer vers une zone sûre sur la côte de Gaza".
Ils ont ajouté : "Une fois que cela sera terminé, l'armée démontera la jetée et partira".
Le 8 mars, le président américain Joe Biden avait annoncé la décision d’établir un quai naval temporaire, affirmant qu’il serait utilisé pour livrer de la nourriture et de l’aide aux Palestiniens, à la lumière des restrictions israéliennes sévères sur l’arrivée de l’aide depuis les points de passage terrestres.
*France
- Le président Macron appelle les Français à "engager un dialogue pour bâtir une majorité solide"
Le président français Emmanuel Macron a appelé ses compatriotes, mercredi, à "engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays".
Macron s'exprimait mercredi après-midi dans une lettre écrite adressée aux Français, publiée dans la presse régionale, dont "Ouest-France".
"Je demande à l’ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines, l’État de droit, le parlementarisme, une orientation européenne et la défense de l’indépendance française, d’engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays", a écrit le président français dans sa lettre.
- Marine Le Pen accuse le NFP de vouloir "prendre de force" Matignon
La présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l'Assemblée nationale française dissoute, Marine Le Pen, a accusé le Nouveau Front populaire (NFP / Union de gauche), vainqueur des législatives anticipées en France, de vouloir "prendre de force" Matignon.
"Macron, il est en train de trouver les arguments pour justifier d'assumer le comportement de ceux qu'il a fait élire, c'est à dire ceux du Nouveau Front populaire qui aujourd'hui ont quasiment des attitudes factieuses puisqu'ils appellent à prendre de force - c'est ce que nous avons cru comprendre- Matignon", a déclaré Marine Le Pen aux journalistes, alors qu'elle faisait ce mercredi sa rentrée à l’Assemblée nationale avec le groupe RN.
"Hier, c'était l'Assemblée nationale, c'est leur assaut du Capitole à eux", a insisté la députée réélue dès le premier tour des législatives anticipées.
- Le site d’extrême droite "Réseau libre" appelle à tuer des élus de gauche et un avocat
Le site d’extrême droite "Réseau libre" a publié un texte appelant à tuer quatre élus de gauche à savoir ; Manuel Bompard, Alexis Corbière, Rachel Keke et Ian Brossat, ainsi que l’avocat Yassine Bouzrou, connu pour avoir défendu des familles de victimes de violences policières, rapporte ce mercredi le quotidien Libération.
Le même blog conspirationniste avait appelé la semaine dernière à "éliminer" 97 avocats, essentiellement des barreaux de Paris et de Caen, signataires d'une tribune contre le parti d’extrême droite Rassemblement national (RN), intitulée ‘’Avocats, nous nous constituons en brigade du droit contre le Rassemblement national’’.
’’A envoyer dans un fossé ou dans un stade, ces avocats déclarent déjà ne pas respecter le verdict des urnes en cas de victoire du RN’’, était-il écrit sur le site d’ultra droite.
*Mali
Le gouvernement lève la suspension des activités politiques
Le gouvernement du Mali a annoncé mercredi soir la levée de la suspension des activités des partis politiques et des associations à caractère politique sur toute l’étendue du territoire. Les autorités maliennes avaient annoncé cette suspension en avril dernier avançant des « raisons politiques et sécuritaires ».
En conseil des ministres, le gouvernement indique avoir adopté, sur rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, « un projet de décret portant levée de la suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations ».
Selon les autorités de la transition, « la mesure de suspension était motivée par le besoin de sauvegarde de l’ordre public, au regard des multiples défis auxquels le pays faisait face, tant sur le plan sécuritaire que sur le plan du climat politique et social, en vue de l’organisation sereine du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale sur toute l’étendue du territoire national ».
La même source précise que « par cette mesure dissuasive, le gouvernement a pu contenir toutes les menaces de troubles à l’ordre public qui planaient sur cet évènement majeur pour la vie de la Nation ».
*Ouganda-RDC
L’Ouganda rejette le rapport de l’ONU l’accusant de soutenir les rebelles du M23
L’Ouganda accusé par des experts des Nations unies de soutenir les rebelles du M23 (mouvement du 23 mars) dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) a rejeté ces accusations les jugeant "risibles" et "sans fondement".
« Ce rapport n’a absolument aucun fondement scientifique. Il manque de documentation et il est biaisé. Nous n’avons aucune raison de soutenir ces rebelles, alors que nous faisons partie des mécanismes régionaux pour la résolution des conflits dans l’est de la RDC », a déclaré, mercredi, le général Félix Kulayigye, porte-parole de la Force de défense du peuple ougandais (UPDF).
Selon le rapport publié lundi, « l’Ouganda n’a pas interdit les troupes du M23 et de l’armée rwandaise (RDF) ni leur passage sur son territoire, y compris lorsque le M23 a pris Bunangana, le 12 juin 2022, avec l’appui de la RDF ».
Le Groupe d’experts a déclaré avoir des preuves confirmant le « soutien actif donné au M23 par certains responsables des UPDF et le commandement des services de renseignement militaire ».
*Madagascar
Démission du gouvernement de Christian Ntsay
Le gouvernement malgache dirigé par le Premier ministre Christian Ntsay a remis sa démission au Président Andry Rajoelina au cours du conseil des ministres tenu mercredi.
La démission a été acceptée par le président Andry Rajoelina, selon une source auprès de la Présidence de la République.
Cette démission intervient au lendemain du début de la session spéciale à l’Assemblée nationale. La première session pour les 163 députés élus lors des législatives organisées le 29 mai dernier.
D’après l’article 54 de la Constitution malgache, « le Président de la République nomme le Premier ministre présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaires à l’Assemblée nationale. Il met fin aux fonctions du Premier ministre, soit sur présentation par celui-ci de la démission du gouvernement, soit en cas de faute grave ou de défaillance manifeste ».
Le Président nomme, ensuite, les membres du gouvernement sur proposition du Premier ministre. En attendant la nomination du nouveau Premier ministre, le gouvernement démissionnaire assure les affaires courantes.
*Cameroun
Les députés approuvent le report des élections législatives et locales
Le président camerounais Paul Biya a obtenu mardi l'approbation des députés pour repousser les élections législatives et locales jusqu'en 2026, ont rapporté des médias locaux et africains.
Les législateurs du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) de Paul Biya, majoritaires à l'Assemblée nationale, ont voté en faveur du projet de loi prolongeant leur mandat d'un an, jusqu'en mars 2026. Ainsi, les élections législatives et municipales, se dérouleront après le scrutin présidentiel de 2025, indique le même média.
Ce report a été justifié par la nécessité "d'alléger le calendrier électoral", selon François Wakata Bolvine, ministre délégué à la présidence, précise Africanews rappelant que quatre scrutins étaient, initialement, prévus pour l'année prochaine, y compris celui des conseils régionaux.
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