AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Moyen-Orient
- Bande de Gaza: 30 Palestiniens tués dans des frappes israéliennes
Trente Palestiniens ont été tués dans des frappes israéliennes qui ont visé plusieurs habitations dans la bande de Gaza tôt jeudi matin.
Ces frappes s'inscrivent dans le cadre de la guerre génocidaire et le nettoyage ethnique menés par Tel-Aviv avec le soutien des États-Unis depuis plus de 16 mois dans l’enclave palestinienne.
Des sources médicales ont déclaré à Anadolu que les hôpitaux de la bande de Gaza ‘’ont reçu 30 morts, dont des enfants et des femmes, et des dizaines de blessés.’’
Dans ce même contexte, des témoins oculaires ont déclaré au correspondant d'Anadolu que l'armée israélienne avait bombardé 12 maisons dans différents gouvernorats de la bande de Gaza, entraînant un grand nombre de morts et de blessés.
- Israël annonce une opération terrestre « limitée » dans le centre et le sud de Gaza
L'armée israélienne a annoncé mercredi le lancement d'une opération terrestre "limitée et précise" dans le centre et le sud de la bande de Gaza, dans le cadre du génocide qu'elle commet contre les Palestiniens depuis plus de 16 mois.
"Au cours des dernières 24 heures, les forces israéliennes ont lancé une opération terrestre précise et ciblée dans le centre et le sud de la bande de Gaza, dans le but d'étendre la zone de sécurité et de créer une zone tampon entre le nord et le sud de la bande", a déclaré le porte-parole de l'armée israélienne, Avichay Adraee, via Telegram.
Il a ajouté : « Au cours de l'opération, les forces israéliennes ont pris le contrôle de l'axe central de Netzarim », qui sépare le nord et le sud de la bande de Gaza.
- Israël: Le gouvernement approuve le retour d'Itamar Ben Gvir comme ministre de la Sécurité nationale
Le gouvernement israélien a approuvé dans la nuit de mardi à mercredi le retour d'Itamar Ben Gvir au poste de ministre de la Sécurité nationale, ont indiqué les services du Premier ministre Benyamin Netanyahu dans un communiqué.
‘’Le gouvernement a approuvé à l'unanimité la proposition du Premier ministre Benyamin Netanyahu de reconduire le député Itamar Ben Gvir au poste de ministre de la Sécurité nationale’’, indique le communiqué repris par Le Monde.
Itamar Ben Gvir, alors ministre de la Sécurité nationale, et deux autres ministres avaient annoncé leur départ le 19 janvier dernier, dénonçant l'accord de trêve ‘’scandaleux’’ avec le mouvement palestinien Hamas entré en vigueur ce jour-là.
Cette reconduction du chef du parti d'extrême droite Force juive, intervient alors que la défense civile de la bande de Gaza a déploré ce mercredi matin la mort de 13 personnes dans de nouvelles frappes israéliennes sur le territoire depuis minuit.
- Une nouvelle attaque américaine vise plusieurs villes yéménites
Le groupe houthi du Yémen a déclaré que les frappes aériennes américaines ont ciblé plusieurs gouvernorats yéménites mercredi soir.
Al-Masirah, la chaîne affiliée aux Houthis, a rapporté dans un bref communiqué de presse que des avions américains ont mené des frappes aériennes sur plusieurs cibles dans la capitale yéménite, Sanaa, dans le gouvernorat de Saada (nord) et dans le district d'Al-Sawadiyah dans le gouvernorat d'Al-Bayda (centre).
Samedi dernier, le président américain Donald Trump a annoncé avoir ordonné à l'armée de lancer une "attaque d'envergure" contre les Houthis au Yémen.
*Guerre en Ukraine
- Trump affirme que les négociations de paix pour l'Ukraine sont « bien avancées » après son appel avec Zelensky
Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi que les négociations pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine étaient « très bien avancées » après un appel avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Trump a qualifié la conversation de « très bonne », précisant qu'elle avait duré environ une heure. « Une grande partie de la discussion portait sur l'appel réalisé hier avec le président Poutine pour aligner la Russie et l'Ukraine sur leurs demandes et besoins respectifs », a ajouté Trump sur son site de médias sociaux.
Il a également annoncé que des informations complémentaires sur la conversation seraient fournies par le conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz, et le secrétaire d'État, Marco Rubio.
- La Russie accusée de crimes contre l'humanité pour les disparitions d'Ukrainiens, selon l'ONU
Les « disparitions forcées » perpétrées par la Russie de manière « répandue et systématique » contre la population civile en Ukraine sont qualifiées de crimes contre l'humanité, selon la Commission internationale d'enquête indépendante sur l'Ukraine, dans un rapport publié mercredi.
« Les autorités russes ont procédé à l'arrestation de nombreux civils dans toutes les provinces où elles ont pris le contrôle de territoires ukrainiens », indique le document, précisant que « les preuves recueillies ont permis à la Commission de conclure que ces disparitions forcées ont été exécutées selon une politique d'État coordonnée, constituant ainsi des crimes contre l'humanité ».
Le rapport souligne également que la Russie « a commis ou ordonné des actes de torture » à différentes étapes de la détention, notamment lors des interrogatoires, où « certains des traitements les plus brutaux ont été infligés ».
*France - Algérie
- Paris : La « riposte graduée » annoncée contre l’Algérie « va commencer sans délai »
La « riposte graduée » promise contre l’Algérie « va commencer sans délai », a fait savoir mercredi la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, à la sortie du conseil des ministres.
« Le ministère des Affaires Étrangères est en train de travailler sur cette riposte graduée mais il ne me revient pas de vous donner les éléments sur lesquels il travaille. Ils feront leur propre communication ou pas, sur les éléments qui feront partie de cette riposte graduée » a-t-elle poursuivi.
Interrogée sur les déclarations du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui préconisait récemment la suspension de l’activité des compagnies maritimes et aériennes algériennes, Sophie Primas a indiqué que les contours de cette riposte seront déterminés par le Quai d’Orsay.
- La justice française refuse l’extradition d’un ancien ministre sous Bouteflika poursuivi pour « corruption »
La justice française a définitivement rejeté les demandes d’extradition de l’ancien ministre de l’Industrie sous le régime du président Abdelaziz Bouteflika (décédé en 2021), Abdeslam Bouchouareb. Le verdict a été prononcé, ce mercredi, mettant ainsi fin à cette procédure qui a duré plusieurs mois.
Membre dans le gouvernement de l’ancien Premier ministre actuellement en détention, Abdelmalek Sellal (2014-2017), l’homme de 72 ans fait l’objet de six mandats d’arrêt internationaux émis par la justice algérienne qui l’avait également condamné par contumace des peines d’emprisonnement de 20 ans chacune.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a évoqué, pour justifier cette décision, « les conséquences d’une gravité exceptionnelle » que pourrait avoir cette extradition en raison de « l’état de santé et de l’âge » de Bouchouareb.
*France
La Banque de France accuse une perte nette historique de 7,7 milliards d’euros en 2024
La Banque de France a accusé une perte nette historique de 7,7 milliards d’euros, pour l’année 2024, conséquence des taux élevés fixés par la Banque centrale européenne (BCE) l’an dernier et malgré le secours d’une partie de ses réserves.
‘’C’est un chiffre qui n’a pas existé dans l’histoire de la Banque de France’’, a souligné son gouverneur, François Villeroy de Galhau, lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi, ‘’et qui n’existera plus non plus dans l’avenir prévisible’’.
La Banque de France affiche une perte opérationnelle de 17,9 milliards d’euros compensée à hauteur de 10,1 milliards d’euros par des réserves constituées par le passé. Elle accusait déjà une perte opérationnelle en 2023, de 12,4 milliards d’euros, mais l’avait alors entièrement compensée pour publier un résultat net à zéro, rapporte Le Monde.
- Onze ONG d'Afrique de l'Ouest portent plainte contre le groupe Bolloré pour recel et blanchiment d'argent
Restitution Afrique (RAF), un collectif de onze ONG d'Afrique de l'Ouest, a déposé plainte, mardi, devant le parquet national financier (PNF) à Paris, contre le groupe Bolloré, pour des soupçons de recel et de blanchiment d'argent, selon une information révélée par les médias français.
Les onze ONG, situées dans cinq pays ouest- africains (Togo, Guinée, Ghana, Cameroun et Côte d'Ivoire) ainsi qu'en France, réclament "la restitution de fonds issus d'activités illicites commises par Bolloré SE, Vincent Bolloré et Cyrille Bolloré" et dénoncent les conditions dans lesquelles le groupe de l'industriel breton a obtenu des concessions portuaires dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, rapporte franceinfo.
Selon BFMTV qui cite l'avocat des plaignants, Me Antoine Vey, la plainte pointe "les relations privilégiées entre le groupe Bolloré et plusieurs responsables politiques africains lui ayant permis d'obtenir des concessions portuaires majeures au Togo, en Guinée, au Cameroun, au Ghana et en Côte d'Ivoire sans appel d'offres, souvent en échanges de soutiens financiers et politiques".
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