Hend Abdessamad
17 Novembre 2020•Mise à jour: 17 Novembre 2020
AA/ Islamabad
Le ministère pakistanais des affaires étrangères a déposé, mardi, auprès des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, un dossier contre l’Inde portant des accusations de financement du terrorisme.
Le MAE pakistanais, Shah Mehmood Qureshi, a fourni des informations concernant le dossier aux ambassadeurs des États-Unis, de la Chine, de la Russie, du Royaume-Uni et de la France, à Islamabad, selon le communiqué officiel du ministère.
Le même communiqué a indiqué que Qureshi avait informé les ambassadeurs de la participation de l’Inde à des opérations de planification, d’incitation, d’appui et de financement du terrorisme au Pakistan.
Le dossier d’accusation apporte des preuves concluantes concernant le financement du terrorisme au Pakistan par l’Inde et de la persistance de New Delhi dans l’appui et le financement des activités déstabilisantes contre Islamabad, selon la même source.
Le communiqué a également souligné que le dossier sera déposé auprès de l’Organisation de la coopération islamique ainsi que d’autres Organisations internationales.
Et d’affirmer que l’Inde avait fourni 22 milliards de roupies (295 millions de dollars) comme financement aux organisations terroristes au Pakistan au cours des trois dernières années, en plus d'explosifs, de munitions et d'armes.
Le communiqué officiel du ministère a signalé que l’Inde cherche à saper le partenariat économique entre le Pakistan et la Chine en entravant les projets du couloir économique pakistano-chinois.
L’Inde et le Pakistan avaient conclu un accord de cessez-le-feu en 2003, qui est toujours en vigueur, cependant, les deux pays s’accusent mutuellement de la violation de cet accord.
Le conflit au Cachemire avait débuté dès l’indépendance de l’Inde et du Pakistan de l’occupation britannique en 1947. Depuis, trois guerres ont été déclenchées, en 1948, en 1965 et en 1971, qui avaient entrainé la mort de 70 mille personnes.
Cent mille Cachemiris ont été tués et plus de 10 mille femmes ont été violées sous le pouvoir des autorités indiennes, depuis 1989, selon des organes des droits de l’homme.
La région cachemirie administrée par l’Inde, réunit des communautés qui militent depuis 1989 contre ce qu’elles considèrent une « occupation indienne ».
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad.