Ümit Dönmez
13 Septembre 2023•Mise à jour: 13 Septembre 2023
AA / Paris / Ümit Dönmez
Près de 400 décès de plus que la normale ont été recensés pendant la canicule qui a touché 52 départements français du 11 au 26 août, selon les estimations publiées, ce mercredi, par Santé publique France.
Ainsi, les régions où les excès départementaux les plus élevés ont été observés sont l'Auvergne-Rhône-Alpes avec 169 décès en excès, soit une mortalité supérieure de 7,3 % à la normale, et la Nouvelle Aquitaine avec 120 décès en excès (+ 9,5 %).
Au total, selon l'estimation de Santé Publique France, environ 400 décès en excès, toutes causes confondues (+ 5,4 %), ont été comptabilisés, bien qu'il s'agisse d'une estimation et non d'une statistique consolidée, précise l'agence qui ne fait état d'aucun accident du travail mortel qui lui ait été notifié par la Direction générale du travail.
Santé publique France annonce qu'elle publiera, à l'automne, un bilan consolidé de l'impact sanitaire des différentes canicules, ainsi que l'exposition de la population hexagonale aux fortes chaleurs durant l'été 2023.
Météo France définit une canicule par une période de chaleur de trois jours sans interruption. Les seuils d'alerte de chaleur ne sont pas les mêmes pour tous les départements. Ainsi, à Paris, ces seuils sont de 31 °C le jour et 21 °C la nuit, alors qu'ils sont de 34 °C le jour et 20 °C la nuit à Lyon.
Les phénomènes de chaleurs sont amplifiés dans leur durée et leur intensité du fait du réchauffement climatique, selon l'agence météorologique.
Dans ce contexte, l'été 2023 a été le plus chaud jamais enregistré, selon l'Organisation Météorologique Mondiale des Nations unies (OMM) et le Service de l'Union européenne sur le changement climatique (Copernicus), alertant sur les conséquences du réchauffement climatique pour les populations de tous les continents.