Ümit Dönmez
10 Juin 2023•Mise à jour: 10 Juin 2023
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le suspect de l'attaque au couteau d'Annecy a été mis en examen pour "tentatives d'assassinat" et "rébellion avec armes" et a été placé en détention provisoire, a annoncé ce samedi la procureure de la République d'Annecy.
Au cours de sa conférence de presse, Line Bonnet-Mathis a également indiqué que plus aucune des six victimes n'a son pronostic vital engagé, ajoutant que les quatre enfants victimes de l'attaque au couteau restent, néanmoins, hospitalisés. La procureure a également précisé qu'il s'agit de deux jeunes enfants français, et de petites filles britannique et néerlandaise.
Le mis en cause était porteur d'une arme blanche, lorsqu'il a été retrouvé, selon la procureure, ainsi que de "deux images chrétiennes, d'une croix, de 480 euros en liquide, et d'un permis de conduire suédois".
L'auteur de l'attaque a été examiné par un médecin, lors de sa garde à vue. Le médecin a relevé "l'absence d'éléments délirants", a-t-elle indiqué avant de souligner qu'il est "prématuré" de se prononcer "sur l'absence ou la présence d'une pathologie" psychiatrique, ainsi que sur les motivations du suspect qui a gardé le silence jusqu'à présent.
Des témoins de l'attaque l'ont entendu évoquer "sa femme, sa fille, et Jésus-Christ", a indiqué la procureure.
Concernant le profil du suspect, celui-ci est né en 1991. Il est de nationalité syrienne et est arrivé en France en 2022, après être passé par la Suisse, l'Italie et la Türkiye, selon la procureure de, qui a précisé que la demande d'asile de l'auteur de cette attaque au couteau a été rejetée début juin en France, car il bénéficiait déjà de l'asile en Suède.
L'homme serait marié et père d'une fille, née en 2020 et qui réside en Suède.
Pour rappel, il était aux alentours de 09 h 45 (UTC+2), ce jeudi, lorsque cette homme a blessé avec un couteau plusieurs personnes, dont des enfants en bas âge dans un parc à Annecy. Il a été rapidement neutralisé suite à l’intervention des forces de l’ordre.
Les enfants victimes sont deux filles et deux garçons, âgées de 22 mois à 3 ans. Deux adultes ont également été blessés dans l'attaque.
Se présentant comme un "chrétien de Syrie", il avait quitté son pays natal en 2013.
S’il a revendiqué son geste "au nom de Jésus-Christ" au moment de son passage à l’acte et portait une croix et un livre de prière, le PNAT (Parquet national antiterroriste) ne s’est pas saisi de l’enquête qui reste confiée au parquet d’Annecy sous la qualification de "tentative d’assassinats". Selon la procureure qui s’exprimait en conférence de presse ce jeudi, il n’existe "aucun mobile terroriste apparent".