Bilal Müftüoğlu
26 Avril 2016•Mise à jour: 27 Avril 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La grève de la SNCF a entraîné mardi des fortes perturbations sur l'ensemble du réseau ferré en France, en particulier en région parisienne, avec la suppression de plusieurs trains.
La grève soutenue par l'ensemble des syndicats de la SNCF (CGT, UNSA, SUD, CFDT, FO et First) et entrée en vigueur dans la nuit de lundi à mardi restera en vigueur jusqu'au mercredi matin où le trafic reprendra progressivement.
Dans le cadre de l'appel à la grève dénonçant les conditions de travail des cheminots, seulement un TGV sur deux circule alors que les perturbations sont encore plus importantes sur le réseau des trains locaux (1 train Intercités sur 3, 4 TER sur 10). Les trains internationaux sont peu concernés par le mouvement social dès lors que le service reste normal sur l'ensemble des lignes internationales à l'exception des trains reliant la France à la Suisse et les trains de nuit reliant la France à l'Espagne.
En région parisienne, c'est la quasi-totalité des trains desservant les banlieues qui sont touchés par la grève, pourtant aucune perturbation n'est prévue sur les lignes de métro.
Selon un porte-parole de la SNCF, la grève a eu peu d'impacts sur les voyages des passagers, qui n'étaient pas nombreux ce matin dans les gares, notamment en raison des vacances scolaires en région parisienne, ainsi que dans les académies de Toulouse et de Marseille.
"Il y a peu de monde dans les grandes gares, d'une part à cause des vacances scolaires, d'autre part parce que nous avons envoyé 500 000 mails et SMS aux clients TGV et TER qui ont pu anticiper", a déclaré le porte-parole cité par Le Point.
D'autre part, le secrétaire général de CGT, premier syndicat de France, Philippe Martinez a défendu la décision d'appel à la grève, comme une protestation contre l'ouverture éventuelle du réseau ferroviaire français à la concurrence, conformément aux directives européennes.
Les cheminots "travaillent sur une convention collective et ils veulent une convention collective qui évite le dumping social. Avec l'ouverture à la concurrence, on est en train d'organiser le dumping social dans notre pays", a déclaré Martinez, mardi sur BFM TV.