Nadia Chahed
01 Décembre 2018•Mise à jour: 01 Décembre 2018
AA/France/Fawzia Azzouz
Une centaine de manifestants ont été interpellés samedi en marge d'une nouvelle mobilisation des "Gilets jaunes" à Paris, a annoncé le Premier ministre français Edouard Philippe, samedi à la mi-journée.
S'exprimant en conférence de presse relayée par les médias locaux, Edouard Philippe a évoqué 5500 manifestants dans la capitale.

Un peu plus tôt dans la journée de samedi, la porte parole de la préfecture de police de Paris, Johanna Primevert faisait état de "60 interpellations et 10 blessés dont 3 parmi les forces de l’ordre".
Le ministre de l’intérieur Christophe Castaner avait pour sa part dénoncé sur son compte twitter les "1500 perturbateurs à l’extérieur du périmètre venus pour en découdre".
Le mouvement des "Gilets jaunes", lancé il y a deux semaines pour contester la hausse des prix du carburant en France, a entamé samedi une nouvelle journée de mobilisation.
Des médias français faisaient état samedi matin de tensions aux abords des Champs-Elysées où les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser un groupe de manifestants qui a tenté de forcer un point de contrôle.
Pour éviter de nouveaux débordements sur les Champs-Elysées, samedi, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, avait annoncé jeudi que la célèbre avenue serait fermée "à la circulation" des véhicules, mais ouverte aux piétons avec des "contrôles d'identité systématiques". De 4 000 à 5 000 membres des forces de l'ordre seront dans le même temps mobilisés sur la capitale.
Parallèlement à cette situation de vive tension dans la capitale, des blocages ont lieu sur l’ensemble du pays de manière pacifique.

De nombreux axes autoroutiers ont été bloqués notamment à Orange (sud-est) ou encore à la Turbie (Sud-est) où les péages autoroutiers occupés par les gilets jaunes sont gratuits, souligne le quotidien régional Nice-Matin.
Cette nouvelle journée de mobilisation est organisée alors que les négociations avec le gouvernement sont au point mort.
Le Premier ministre, Edouard Philippe avait invité, vendredi, "les huit représentants désignés par les "gilets jaunes"" pour les entendre mais la rencontre a tourné au fiasco avec la présence de seulement deux d'entre eux, dont l'un est ressorti presque aussitôt car le Premier ministre a refusé la présence de caméras lors de cet entretien.

"La porte de Matignon sera toujours ouverte" à des représentants des "gilets jaunes", avait déclaré à la presse Edouard Philippe au terme de cette journée.