Lassaad Ben Ahmed
08 Avril 2019•Mise à jour: 09 Avril 2019
AA / France / Fawzia Azzouz
Le Premier ministre français Édouard Philippe a annoncé lundi matin au cours de son discours de restitution des conclusions du grand débat national, qu’il souhaite «baisser les impôts» pour répondre à une «immense exaspération fiscale».
Le chef du gouvernement s’exprimait alors que le président Emmanuel Macron doit annoncer, d’ici fin avril, un certain nombre de mesures pour répondre à la crise des « gilets jaunes ».
« La première exigence, c'est en fait une immense exaspération fiscale », a reconnu Édouard Philippe.
Il a indiqué que «le besoin de changement est si radical que tout conservatisme, toute frilosité serait (...) impardonnable» et que «nous sommes parvenus à une situation où hésiter serait pire qu'une erreur, ce serait une faute».
S’agissant de la transition écologique, il a rappelé que «les Français ne sont pas climato-sceptiques. Changer de comportement, oui. En revanche, ils ne veulent plus que des taxes leur dictent ce qu’ils doivent faire».
Selon le Premier ministre, «l’expérience du grand débat sera utile pour bâtir une démocratie participative au long cours». Il reconnaît le besoin d’une «démocratie plus représentative, plus transparente, plus efficace».
Pour rappel, le grand débat national a débuté le 15 janvier dernier à l’initiative du président Macron pour répondre à la gronde populaire du mouvement des "gilets jaunes".
Pendant plus de deux mois, les citoyens ont été appelés à participer à des réunions publiques pour s’exprimer ou à remplir des cahiers de doléances au sein des administrations.
1,5 million de Français ont pris part à cette consultation.