Ekip
16 Mai 2023•Mise à jour: 17 Mai 2023
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
La loi de relance du nucléaire a été largement adoptée par le Parlement Français, après un ultime vote des députés, mardi en fin de journée.
Avec 399 voix favorables et seulement 100 voix contre, la loi, qui permettra notamment la construction de six réacteurs EPR (Réacteur pressurisé européen) d’ici 2035, a été plébiscitée par la représentation nationale.
« Voter définitivement ce texte, c’est permettre à notre pays de réaliser une grande avancée écologique en mobilisant tous les leviers de décarbonation pour lutter contre le dérèglement climatique », avait plaidé à cet effet la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, face au Sénat.
Au terme du processus législatif, elle s’est félicitée de l’adoption du texte en soulignant l’objectif principal du gouvernement qui est « toujours le même (…) : être la 1ère grande Nation à sortir des énergies fossiles ».
« Comme sur les énergies renouvelables, nous avons su bâtir une majorité de projet pour préparer la relance de notre politique nucléaire », a-t-elle déclaré mardi au terme du vote, dans une publication sur les réseaux sociaux.
Cette nouvelle loi est adoptée alors que le gouvernement a été très critiqué cet hiver face aux risques de coupures électriques redoutées par les Français dans un contexte de crise énergétique liée à la guerre en Ukraine.
Si aucune restriction n’a finalement été actée, les particuliers, entreprises et collectivités avaient été appelés, à grand renfort de spots publicitaires et d’interventions médiatiques, à la sobriété énergétique pour éviter le black-out.