Ekip
30 Août 2022•Mise à jour: 30 Août 2022
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le Conseil d’Etat français a donné, mardi, son feu vert à la procédure d’expulsion initiée par le ministère de l’Intérieur à l’encontre de l’imam Hassan Iquioussen, a-t-on appris de source proche du dossier.
Cette décision de la plus haute juridiction administrative du pays vient, ainsi, invalider celle du Tribunal administratif de Paris, qui avait suspendu l’expulsion de l’imam, considérant qu’elle « « porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ».
« Le Conseil d’Etat confirme l’expulsion de Hassan Iquioussen dans un contexte alarmant de pression de l’Exécutif sur le judiciaire », déplore Maître Lucie Simon, son avocate, dans une publication sur les réseaux sociaux.
Elle assure, néanmoins, que le « combat judiciaire continue » et que « le Tribunal administratif de Paris sera amené à se pencher sur le fond du dossier prochainement ».
Hassan Iquioussen étudie, par ailleurs, « la possibilité de saisir de nouveau la CEDH » (Cour européenne des droits de l’homme).
De son côté, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’est rapidement félicité d’une « grande victoire pour la République » et affirme, donc, que l’imam, né en France, sera bien « expulsé du territoire national » vers le Maroc.
Pour rappel, Hassan Iquioussen est ciblé par cette procédure après s’être vu refuser le renouvellement de sa carte de séjour.
Les autorités lui reprochent des propos jugés discriminatoires dont certains datent de 2003.
Il a reçu le soutien de nombreuses figures de l’islam en France, et la pétition s’opposant à son expulsion a été signée par près de 30 000 personnes.