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19 Février 2024•Mise à jour: 21 Février 2024
AA / Tunis / Fatma Ben Amor
Le président français, Emmanuel Macron, a indiqué qu'il ne considérait pas que le Rassemblement national (RN) s'inscrivait "dans l'arc républicain", estimant toutefois ne pas pouvoir "faire body_abstraction" de la présence du parti d'extrême droite à l'Assemblée nationale.
"Je n'ai jamais considéré que le RN ou Reconquête s'inscrivaient dans l'"arc républicain". Le RN est à l'Assemblée, ses députés votent les lois et l'Assemblée nationale leur a confié des responsabilités. On ne peut pas en faire body_abstraction", a déclaré Macron lors d'une interview accordée au quotidien L’Humanité et parue ce lundi.
Et de poursuivre : "En revanche, j'ai toujours considéré, comme avec la loi immigration, que les textes importants ne devraient pas passer grâce à leurs voix. Ce distinguo suffit à dire où j'habite".
"Des politiques très à gauche dans les années 1980 ont conduit à l'entrée, à l'Assemblée, du Front national, résolument antisémite et négationniste, ce que n'est plus ouvertement le RN", indique encore le président français, estimant que "la désindustrialisation comme le sentiment de déclassement ont nourri l'extrême droite".
Ces déclarations de Macron contredisent celles de son Premier ministre Gabriel Attal qui s'était justement prononcé sur sa méthode de travail avec les oppositions. "Certains disaient qu'il ne fallait travailler qu'avec l'arc républicain", notait Attal le 6 février courant dans Le Monde. Et de préciser : "Moi, je considère que l'arc républicain, c'est l'hémicycle".
Dans une première réaction, le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, a considéré que Macron "n'est que dans la communication".
"Qui gouverne dans notre pays ? Est-ce que c'est M. Macron dans le journal L'Humanité ou est-ce que c'est M. Attal ?", a-t-il ironisé au micro de TF1.